Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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Comparaisons cherchant à montrer une
différence (en général un bénéfice)
Dans toute comparaison, il y a deux risques principaux d’erreurs : le
premier serait de croire qu’il y a une différence entre deux traitements
alors que c’est probablement le hasard qui est intervenu dans les différences observées ; le second serait de croire qu’il n’y a pas de différence, alors que celle-ci existe. Ces comparaisons testent l’hypothèse
qu’il n’y a pas de différence de bénéfice entre les deux traitements (ou
examens complémentaires), dite hypothèse nulle (H0). Lorsque le test
infirme cette hypothèse, on conclut qu’il y a une différence.
Le risque de première espèce
Définition
Le risque de première espèce (ou risque D) est le risque de conclure
à tort, au vu des résultats, qu’un examen complémentaire, un traitement ou un facteur de pronostic est meilleur qu’un autre alors que
c’est le hasard qui est responsable des différences observées. C’est le
risque que prendrait un joueur à la roulette qui, sur neuf coups successifs, voyant sortir le rouge six fois et le noir trois fois, conclurait qu’il y
a deux fois plus de numéros rouges que de numéros noirs.
La plupart des publications portant sur des comparaisons thérapeutiques prennent en compte ce risque de première espèce ; parfois
cependant à l’aide de moyens mal adaptés, voire même inadaptés.
Mais il doit être estimé dans toutes les comparaisons que ce soit des
comparaisons entre deux traitements complémentaires ou entre deux
facteurs de pronostic d’une maladie, etc.
Les tests d’inférence statistique sont l’outil qui permet de limiter le
risque de première espèce en fixant une valeur maximale d’erreur
qu’il paraît acceptable de tolérer et qui est, dans toutes les disciplines
scientifiques, de 5 %.
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