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Biostatistiques pour le clinicien
malade, on ouvre la première enveloppe, du second la seconde enveloppe, et ainsi de suite. En fait, actuellement la randomisation est
centralisée par Internet.
Il est souhaitable de faire le tirage au sort qui détermine le traitement alloué, juste avant l’institution du traitement. En effet, si ce délai
est trop long, le malade risque, comme nous l’avons déjà évoqué, de
changer d’avis et de refuser le traitement qu’il avait accepté initialement. L’inconvénient de ces tables de nombre au hasard, comme le
montre le tableau I, est que sur les 30 premiers nombres au hasard de
la première colonne, il y a 19 nombres pairs et 11 nombres impairs,
déséquilibre que l’on cherche à éviter, comme nous l’avons vu. De
plus, si le rythme d’inclusion est lent, on s’expose à l’inconvénient des
comparaisons historiques. Par exemple, si l’on inclut 22 malades en
deux ans, sur les 11 premiers malades inclus en 2010, deux auraient
reçu le traitement B et sur les 11 derniers malades inclus en 2011, cinq.
Or, des progrès autres que les traitements comparés ont pu intervenir
entre les deux périodes.
Pour cette raison, on utilise plutôt des tables de permutation de
nombres au hasard (tableau II). Dans ces tables, chaque groupe
vertical de neuf chiffres a un dernier nombre qui va de 1 à 9. On peut
alors décider, par exemple, que lorsque ce dernier chiffre est 1 ou 2, les
malades recevront le traitement A et lorsque ce chiffre est 3 ou 4, ils
recevront le traitement B. L’avantage est que, une fois tous les quatre
malades inclus dans l’étude, il y en aura autant (deux) qui auront reçu
le traitement A que le traitement B. On parle alors de randomisation
par « blocs de 4 ». Dans ce type de randomisation, si l’essai n’est pas
en double aveugle, le médecin saura, après inclusion des trois premiers
malades, ce que le quatrième devra recevoir comme traitement, dérogeant ainsi au principe d’ignorance. Pour cette raison, on peut choisir
de varier de façon aléatoire la taille des blocs de randomisation, par
exemple 4, 6, 8. La taille des groupes de permutation peut être choisie
en fonction du rythme d’inclusion des malades dans l’étude : petite
taille si ce rythme est lent et inversement. Il est encore souhaitable
que celui qui prépare, à l’aide de la table de permutation de nombre
au hasard, les enveloppes (ou le programme informatique) dans lesquelles est indiqué le traitement qui sera alloué ne soit pas celui ou
ceux qui administrent ces traitements.
Tableau II – Table de permutation de nombres au hasard.
55671
43373
87463
97494
92288
27935
83194
41282
71129
95782
89366
17724
48573
37456
93329
88845
24616
36778
74471
73286
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