Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Introduction
Les comparaisons sont une démarche habituelle dans toute activité
biologique et médicale, aussi bien expérimentale que dans les sciences
du vivant. En 1865, Claude Bernard écrivait déjà : « De tout cela je
conclurai donc que l’observation et l’expérience comparative sont la
seule base solide de la médecine expérimentale » [1].
En médecine, les comparaisons portent habituellement :
– sur différents examens radiologiques ou biologiques dans l’élaboration d’un diagnostic afin de choisir celui ou ceux qui paraissent les
mieux à même de contribuer à ce diagnostic ;
– sur deux ou plusieurs traitements pour choisir celui qui est le plus
efficace, le mieux toléré, etc. ;
– sur un ou plusieurs facteurs potentiels de risque dans l’estimation
d’un pronostic ou en épidémiologie.
Ces comparaisons comportent des risques statistiques de conclusions erronées. On ne peut pas les éliminer, mais les limiter. Dans la lecture critique
d’articles, leur connaissance permet de mieux interpréter les résultats.
Les comparaisons peuvent porter sur des pourcentages, des moyennes,
des taux de survie, etc. c’est-à-dire sur les variables qualitatives, quantitatives, censurées, voire subjectives.
Exemples de comparaisons entre deux échantillons
Comparaisons portant sur des variables qualitatives*
– Évaluation diagnostique : comparaison des pourcentages de diagnostics de la
résonance magnétique nucléaire et du Pet-Scan dans des métastases hépatiques.
– Évaluation thérapeutique : comparaison de deux antibiothérapies sur la stérilisation
d’une infection urinaire.
– Évaluation pronostique en épidémiologie clinique : comparaison du rôle de
l’existence ou non d’une insuffisance rénale dans le pronostic vital d’une pancréatite
aiguë hémorragique.
– Évaluation étiologique en santé publique : comparaison de l’exposition ou non au
tabac dans la survenue d’un cancer du poumon.
* Ici, les comparaisons ne sont pas explicitées par des quantités.
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Introduction
Les comparaisons sont une démarche habituelle dans toute activité
biologique et médicale, aussi bien expérimentale que dans les sciences
du vivant. En 1865, Claude Bernard écrivait déjà : « De tout cela je
conclurai donc que l’observation et l’expérience comparative sont la
seule base solide de la médecine expérimentale » [1].
En médecine, les comparaisons portent habituellement :
– sur différents examens radiologiques ou biologiques dans l’élaboration d’un diagnostic afin de choisir celui ou ceux qui paraissent les
mieux à même de contribuer à ce diagnostic ;
– sur deux ou plusieurs traitements pour choisir celui qui est le plus
efficace, le mieux toléré, etc. ;
– sur un ou plusieurs facteurs potentiels de risque dans l’estimation
d’un pronostic ou en épidémiologie.
Ces comparaisons comportent des risques statistiques de conclusions erronées. On ne peut pas les éliminer, mais les limiter. Dans la lecture critique
d’articles, leur connaissance permet de mieux interpréter les résultats.
Les comparaisons peuvent porter sur des pourcentages, des moyennes,
des taux de survie, etc. c’est-à-dire sur les variables qualitatives, quantitatives, censurées, voire subjectives.
Exemples de comparaisons entre deux échantillons
Comparaisons portant sur des variables qualitatives*
– Évaluation diagnostique : comparaison des pourcentages de diagnostics de la
résonance magnétique nucléaire et du Pet-Scan dans des métastases hépatiques.
– Évaluation thérapeutique : comparaison de deux antibiothérapies sur la stérilisation
d’une infection urinaire.
– Évaluation pronostique en épidémiologie clinique : comparaison du rôle de
l’existence ou non d’une insuffisance rénale dans le pronostic vital d’une pancréatite
aiguë hémorragique.
– Évaluation étiologique en santé publique : comparaison de l’exposition ou non au
tabac dans la survenue d’un cancer du poumon.
* Ici, les comparaisons ne sont pas explicitées par des quantités.
