4
44
Biostatistiques pour le clinicien
Entre deux et sept mois de recul, deux patients sont exclus-vivants,
l’un avec quatre mois de recul, l’autre avec cinq mois. Il est souhaitable
de les faire figurer sur la « courbe » par une petite barre verticale sur
l’horizontale de survie à 89 %, correspondant en abscisse au temps de
participation à l’étude du malade.
À sept mois, deux malades décèdent. La survie cumulée chute alors
à 60 % (4/6 u 8/9), ce qui détermine une nouvelle marche d’escalier
horizontale correspondant en ordonnées à 60 %, etc.
Ainsi, la longueur des marches représente des intervalles pendant lesquels il n’y a pas eu d’événements que l’on cherche à estimer : décès
ou récidive ou apparition d’une complication, etc. La descente d’une
marche représente la chute du taux de survie lorsqu’un événement
survient ; la survie, rappelons-le, dans le jargon statistique étant le
délai qui sépare la date d’inclusion dans l’étude, de l’événement.
La méthode actuarielle
Dans la méthode actuarielle, les taux de survie, contrairement à l’estimation de Kaplan-Meier, sont évalués à intervalles réguliers, par exemple à
un an deux ans, trois ans, etc. comme dans la méthode directe (fig. 4).
Fig. 4 – Courbe de survie actuarielle. Les taux sont calculés pour des reculs à
intervalles prédéterminés (d’après Petrequin et al. >3@).
Nous allons construire une « courbe » actuarielle pour la comprendre
en prenant comme exemple une population fictive de huit malades
chez lesquels on a diagnostiqué un cancer et chez lesquels on cherche
à apprécier la survie (tableau VI).
44
Biostatistiques pour le clinicien
Entre deux et sept mois de recul, deux patients sont exclus-vivants,
l’un avec quatre mois de recul, l’autre avec cinq mois. Il est souhaitable
de les faire figurer sur la « courbe » par une petite barre verticale sur
l’horizontale de survie à 89 %, correspondant en abscisse au temps de
participation à l’étude du malade.
À sept mois, deux malades décèdent. La survie cumulée chute alors
à 60 % (4/6 u 8/9), ce qui détermine une nouvelle marche d’escalier
horizontale correspondant en ordonnées à 60 %, etc.
Ainsi, la longueur des marches représente des intervalles pendant lesquels il n’y a pas eu d’événements que l’on cherche à estimer : décès
ou récidive ou apparition d’une complication, etc. La descente d’une
marche représente la chute du taux de survie lorsqu’un événement
survient ; la survie, rappelons-le, dans le jargon statistique étant le
délai qui sépare la date d’inclusion dans l’étude, de l’événement.
La méthode actuarielle
Dans la méthode actuarielle, les taux de survie, contrairement à l’estimation de Kaplan-Meier, sont évalués à intervalles réguliers, par exemple à
un an deux ans, trois ans, etc. comme dans la méthode directe (fig. 4).
Fig. 4 – Courbe de survie actuarielle. Les taux sont calculés pour des reculs à
intervalles prédéterminés (d’après Petrequin et al. >3@).
Nous allons construire une « courbe » actuarielle pour la comprendre
en prenant comme exemple une population fictive de huit malades
chez lesquels on a diagnostiqué un cancer et chez lesquels on cherche
à apprécier la survie (tableau VI).
