Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Les variables quantitatives
3
Comme leur nom l’indique, les variables quantitatives servent à
représenter des quantités. Ces variables, lorsqu’elles prennent des
valeurs réelles, c’est-à-dire correspondent à un continuum de valeurs
exprimées avec des décimales, comme le poids en kilogrammes
(63,38 kg), la taille en mètres (1,76 m) sont appelées des variables
continues
1
. Entre deux valeurs proches l’une de l’autre, il peut toujours
en exister une troisième.
Si des variables quantitatives ont des valeurs entières comme l’âge en
années, un nombre de journées d’hospitalisation ou, chez un malade
qui a de la diarrhée, le nombre de selles par 24 heures, ces variables
sont appelées discrètes.
Les variables quantitatives. Exemples
Variables continues : créatinémie en micromoles par litre exprimée avec décimales.
Variables discrètes : nombre de grossesses.
Variables continues. Distributions.
Représentations graphiques
Distribution
La distribution des variables continues suit, souvent, une courbe en
cloche. La loi normale, au sens biostatistique du terme, encore appelée
loi de Laplace-Gauss
2 peut alors être utilisée. Il y a d’autres lois pour
1 Rappelons à ce propos 1) que les abréviations internationales des unités de mesure ne peuvent être
utilisées qu’après un nombre ; 2) qu’elles doivent être écrites en lettres minuscules avec quelques
exceptions, (IC pour intervalle de confi ance, DS pour déviation standard, L pour litre, Gy pour Gray,
Pa pour Pascal) ; 3) qu’elles sont invariables ; 4) et que l’abréviation de minutes est min et non mn
comme on le voit écrit trop souvent.
2 Pierre-Simon, marquis de Laplace (1749-1817) était un mathématicien, physicien et astronome
français. Carl Friedrich Gauss (1777-1865) exerçait dans les mêmes disciplines et était allemand.
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