Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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L’épidémiologie descriptive :
les enquêtes transversales
L’épidémiologie descriptive est synonyme de connaissances des
indicateurs de santé. Elle a pour champ d’action essentiel l’étude
de la mortalité et de la morbidité (reconnue ou ressentie) dans une
population. C’est, par exemple, la « photographie épidémiologique »
prise un jour donné dans une population pour recenser les surcharges
pondérales et les obésités.
Mesure de fréquence (ou de risque absolu)
En épidémiologie descriptive, les études transversales consistent à
recueillir des observations à une date donnée, et les enquêtes longitudinales au cours d’une période donnée. La mesure de fréquence d’un
état de santé utilisé est la prévalence (tableau I).
Tableau I – Mesures de fréquence (ou de risque absolu).
Prévalence : nombre ou proportion de personnes concernées par un événement
dans une population donnée, à un moment donné.
Incidence : nombre ou proportion de nouveaux cas au cours d’une période donnée,
dans une population donnée.
La prévalence est la proportion de personnes concernées par l’événement de santé dans une population donnée à un moment donné.
Cette prévalence ponctuelle peut s’exprimer par le nombre de cas dans
la population, mais aussi en rapportant ce nombre de cas à une population, c’est-à-dire en pourcentage. Au sens démographique, c’est une
statistique qui mesure l’état d’une population à un moment donné. La
prévalence peut être analysée globalement ou selon le sexe, les tranches
d’âge, la région, etc. Par exemple, en France, la prévalence du cancer du
côlon-rectum était d’environ 109 000 personnes en 2002, ce qui correspond à 1,6 ‰ dans la population. Il est encore possible de mesurer
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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L’épidémiologie descriptive :
les enquêtes transversales
L’épidémiologie descriptive est synonyme de connaissances des
indicateurs de santé. Elle a pour champ d’action essentiel l’étude
de la mortalité et de la morbidité (reconnue ou ressentie) dans une
population. C’est, par exemple, la « photographie épidémiologique »
prise un jour donné dans une population pour recenser les surcharges
pondérales et les obésités.
Mesure de fréquence (ou de risque absolu)
En épidémiologie descriptive, les études transversales consistent à
recueillir des observations à une date donnée, et les enquêtes longitudinales au cours d’une période donnée. La mesure de fréquence d’un
état de santé utilisé est la prévalence (tableau I).
Tableau I – Mesures de fréquence (ou de risque absolu).
Prévalence : nombre ou proportion de personnes concernées par un événement
dans une population donnée, à un moment donné.
Incidence : nombre ou proportion de nouveaux cas au cours d’une période donnée,
dans une population donnée.
La prévalence est la proportion de personnes concernées par l’événement de santé dans une population donnée à un moment donné.
Cette prévalence ponctuelle peut s’exprimer par le nombre de cas dans
la population, mais aussi en rapportant ce nombre de cas à une population, c’est-à-dire en pourcentage. Au sens démographique, c’est une
statistique qui mesure l’état d’une population à un moment donné. La
prévalence peut être analysée globalement ou selon le sexe, les tranches
d’âge, la région, etc. Par exemple, en France, la prévalence du cancer du
côlon-rectum était d’environ 109 000 personnes en 2002, ce qui correspond à 1,6 ‰ dans la population. Il est encore possible de mesurer
