Choix d’un traitement 237
La stratégie « traitement pendant 15 ans » apporte un gain d’efficacité de 20 jours pour un coût de 39 millions pour 100 000 femmes
(tableau IV). L’autre stratégie « traitement à vie » apporte un gain
d’efficacité de 63 jours pour un coût de 57 millions. Il est donc logique
de choisir cette deuxième stratégie en termes d’efficacité. Mais c’est
celle qui coûte le plus cher.
Il existe alors deux méthodes d’aide à la décision : l’agrégation coûtefficacité en moyenne et l’agrégation coût-efficacité marginale. Leur
objectif est, en se ramenant à une efficacité similaire des deux stratégies, de comparer leurs coûts respectifs. Pour ce faire, il convient de
supposer que, pour chaque traitement, le gain ou le coût est fonction
du niveau d’efficacité atteint.
L’agrégation coût-efficacité en moyenne suppose que cette fonction
soit de type linéaire. Il est donc possible de calculer le gain d’une unité
d’efficacité et le traitement choisi sera celui dont le gain d’une unité
d’efficacité sera le plus important.
En reprenant notre exemple, le gain d’une unité d’efficacité pour le
traitement de 15 ans est de : 39/20 = 1,95. Le gain d’une unité d’efficacité pour le traitement à vie est de : 57/63 = 0,90. L’agrégation coûtefficacité amène ainsi à préférer la stratégie du traitement de 15 ans.
En fait, l’hypothèse de linéarité est très rarement satisfaite sur le plan
économique, d’une part du fait de l’existence de coûts fixes, d’autre
part de l’impossibilité d’accroître indéfiniment l’efficacité d’une stratégie. Ainsi, dans les cas fréquents où l’hypothèse de linéarité ne peut être
satisfaite, il est possible d’utiliser l’agrégation coût-efficacité marginale.
L’agrégation coût-efficacité marginale suppose que les gains et les efficacités de deux traitement que l’on compare soient proches l’un de
l’autre. Par ailleurs, il est nécessaire de décider pour lequel des deux
niveaux d’efficacité la comparaison des gains sera effectuée. Dans notre
exemple, le gain d’efficacité du traitement à vie est supérieur à celui
du traitement pendant 15 ans. Si l’on compare les deux traitements
en partant du niveau d’efficacité du traitement pendant 15 ans, la
procédure coût-efficacité marginale consiste à estimer quelle serait la
dépense générée par une unité supplémentaire d’efficacité pour le traitement de 15 ans, puis la dépense pour atteindre le niveau d’efficacité
du traitement à vie.
Par exemple si la stratégie « traitement pendant 15 ans » génère un
coût de 1 000 et une efficacité de 100 et si la stratégie « traitement à
vie » génère un coût de 1 200 pour une efficacité de 105, pour gagner
une unité d’efficacité avec la première stratégie, il faudrait dépenser
1 000/100 = 100 et pour atteindre 105, il faudrait une dépense de
1 500. À efficacité similaire, c’est alors la stratégie « traitement à vie »
qui sera privilégiée.
La stratégie « traitement pendant 15 ans » apporte un gain d’efficacité de 20 jours pour un coût de 39 millions pour 100 000 femmes
(tableau IV). L’autre stratégie « traitement à vie » apporte un gain
d’efficacité de 63 jours pour un coût de 57 millions. Il est donc logique
de choisir cette deuxième stratégie en termes d’efficacité. Mais c’est
celle qui coûte le plus cher.
Il existe alors deux méthodes d’aide à la décision : l’agrégation coûtefficacité en moyenne et l’agrégation coût-efficacité marginale. Leur
objectif est, en se ramenant à une efficacité similaire des deux stratégies, de comparer leurs coûts respectifs. Pour ce faire, il convient de
supposer que, pour chaque traitement, le gain ou le coût est fonction
du niveau d’efficacité atteint.
L’agrégation coût-efficacité en moyenne suppose que cette fonction
soit de type linéaire. Il est donc possible de calculer le gain d’une unité
d’efficacité et le traitement choisi sera celui dont le gain d’une unité
d’efficacité sera le plus important.
En reprenant notre exemple, le gain d’une unité d’efficacité pour le
traitement de 15 ans est de : 39/20 = 1,95. Le gain d’une unité d’efficacité pour le traitement à vie est de : 57/63 = 0,90. L’agrégation coûtefficacité amène ainsi à préférer la stratégie du traitement de 15 ans.
En fait, l’hypothèse de linéarité est très rarement satisfaite sur le plan
économique, d’une part du fait de l’existence de coûts fixes, d’autre
part de l’impossibilité d’accroître indéfiniment l’efficacité d’une stratégie. Ainsi, dans les cas fréquents où l’hypothèse de linéarité ne peut être
satisfaite, il est possible d’utiliser l’agrégation coût-efficacité marginale.
L’agrégation coût-efficacité marginale suppose que les gains et les efficacités de deux traitement que l’on compare soient proches l’un de
l’autre. Par ailleurs, il est nécessaire de décider pour lequel des deux
niveaux d’efficacité la comparaison des gains sera effectuée. Dans notre
exemple, le gain d’efficacité du traitement à vie est supérieur à celui
du traitement pendant 15 ans. Si l’on compare les deux traitements
en partant du niveau d’efficacité du traitement pendant 15 ans, la
procédure coût-efficacité marginale consiste à estimer quelle serait la
dépense générée par une unité supplémentaire d’efficacité pour le traitement de 15 ans, puis la dépense pour atteindre le niveau d’efficacité
du traitement à vie.
Par exemple si la stratégie « traitement pendant 15 ans » génère un
coût de 1 000 et une efficacité de 100 et si la stratégie « traitement à
vie » génère un coût de 1 200 pour une efficacité de 105, pour gagner
une unité d’efficacité avec la première stratégie, il faudrait dépenser
1 000/100 = 100 et pour atteindre 105, il faudrait une dépense de
1 500. À efficacité similaire, c’est alors la stratégie « traitement à vie »
qui sera privilégiée.
