Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
5
Concordance
Ce chapitre sur la concordance aurait pu être placé dans la seconde
partie de cet ouvrage qui concerne les comparaisons. Néanmoins, la
mesure de concordance étant surtout utilisée en médecine pour comparer l’interprétation par deux praticiens d’une même série d’examens, par exemple radiologiques ou histologiques, il nous a paru plus
logique d’en expliquer le principe dans ce chapitre.
La concordance s’applique, bien entendu, à d’autres problèmes comme
celui d’apprécier si les notes données par deux correcteurs à des mêmes
copies d’examen (ou les notes d’un même correcteur à deux moments
différents) sont cohérentes entre elles. La concordance peut encore
être utilisée pour apprécier la valeur de deux examens différents, par
exemple l’examen cytologique et l’examen d’anatomopathologie de la
moelle osseuse dans la recherche de cellules cancéreuses circulantes.
Si la concordance entre les deux examens est bonne, cela permet de
choisir celui qui est le plus simple à réaliser ou le moins onéreux.
De façon générale, la concordance a pour but d’apprécier s’il y a similitude ou non entre deux ou plusieurs informations se rapportant au
même objet. Elle apporte une information différente et complémentaire de celles données par la sensibilité, la spécificité ou les valeurs
prédictives d’un examen.
Ce que n’est pas la concordance
La concordance diffère d’une relation statistique
Les tests statistiques permettent de savoir si une différence entre
deux résultats est significative ou non ou encore dans les études
d’équivalence, s’il n’y a pas de différence ; dans les deux cas par le rejet
de l’hypothèse nulle H0. Autrement dit, ils apprécient l’association
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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Concordance
Ce chapitre sur la concordance aurait pu être placé dans la seconde
partie de cet ouvrage qui concerne les comparaisons. Néanmoins, la
mesure de concordance étant surtout utilisée en médecine pour comparer l’interprétation par deux praticiens d’une même série d’examens, par exemple radiologiques ou histologiques, il nous a paru plus
logique d’en expliquer le principe dans ce chapitre.
La concordance s’applique, bien entendu, à d’autres problèmes comme
celui d’apprécier si les notes données par deux correcteurs à des mêmes
copies d’examen (ou les notes d’un même correcteur à deux moments
différents) sont cohérentes entre elles. La concordance peut encore
être utilisée pour apprécier la valeur de deux examens différents, par
exemple l’examen cytologique et l’examen d’anatomopathologie de la
moelle osseuse dans la recherche de cellules cancéreuses circulantes.
Si la concordance entre les deux examens est bonne, cela permet de
choisir celui qui est le plus simple à réaliser ou le moins onéreux.
De façon générale, la concordance a pour but d’apprécier s’il y a similitude ou non entre deux ou plusieurs informations se rapportant au
même objet. Elle apporte une information différente et complémentaire de celles données par la sensibilité, la spécificité ou les valeurs
prédictives d’un examen.
Ce que n’est pas la concordance
La concordance diffère d’une relation statistique
Les tests statistiques permettent de savoir si une différence entre
deux résultats est significative ou non ou encore dans les études
d’équivalence, s’il n’y a pas de différence ; dans les deux cas par le rejet
de l’hypothèse nulle H0. Autrement dit, ils apprécient l’association
