Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
3
La démarche diagnostique, choix d’un examen,
attitude décisionnelle
La démarche diagnostique
Le raisonnement intuitif
La démarche diagnostique intuitive fait appel aux connaissances et
à l’expérience. Son analyse permet de comprendre l’aide au diagnostic
que peuvent apporter les probabilités bayésiennes.
Cette démarche diagnostique consiste, à partir d’un symptôme pour
lequel le malade vient consulter, à évoquer des probabilités diagnostiques a priori qui reposent comme il vient d’être indiqué sur les
connaissances et l’expérience. Chez un adulte qui se plaint d’une
douleur abdominale aiguë, on sait intuitivement qu’il peut avoir une
appendicite, une cholécystite ou de nombreuses autres affections
moins fréquentes.
Ensuite, toujours intuitivement, on intègre dans le raisonnement
d’autres données que le symptôme « douleur abdominale aiguë »
(âge, sexe, autres symptômes, signes d’examen, etc.). Ainsi, dans notre
exemple, si le malade est jeune, le diagnostic d’appendicite est plus
probable que s’il est âgé. La localisation de la douleur dans la fosse
iliaque droite augmente encore cette probabilité. En revanche, s’il s’agit
d’une femme, la probabilité a priori d’une cholécystite est plus élevée
que s’il s’agit d’un homme, la lithiase vésiculaire étant plus fréquente
chez la femme que chez l’homme, etc.
On aboutit ainsi, à partir des symptômes dont se plaint le malade
et de ses antécédents, puis de l’examen clinique à des probabilités
diagnostiques a posteriori.
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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La démarche diagnostique, choix d’un examen,
attitude décisionnelle
La démarche diagnostique
Le raisonnement intuitif
La démarche diagnostique intuitive fait appel aux connaissances et
à l’expérience. Son analyse permet de comprendre l’aide au diagnostic
que peuvent apporter les probabilités bayésiennes.
Cette démarche diagnostique consiste, à partir d’un symptôme pour
lequel le malade vient consulter, à évoquer des probabilités diagnostiques a priori qui reposent comme il vient d’être indiqué sur les
connaissances et l’expérience. Chez un adulte qui se plaint d’une
douleur abdominale aiguë, on sait intuitivement qu’il peut avoir une
appendicite, une cholécystite ou de nombreuses autres affections
moins fréquentes.
Ensuite, toujours intuitivement, on intègre dans le raisonnement
d’autres données que le symptôme « douleur abdominale aiguë »
(âge, sexe, autres symptômes, signes d’examen, etc.). Ainsi, dans notre
exemple, si le malade est jeune, le diagnostic d’appendicite est plus
probable que s’il est âgé. La localisation de la douleur dans la fosse
iliaque droite augmente encore cette probabilité. En revanche, s’il s’agit
d’une femme, la probabilité a priori d’une cholécystite est plus élevée
que s’il s’agit d’un homme, la lithiase vésiculaire étant plus fréquente
chez la femme que chez l’homme, etc.
On aboutit ainsi, à partir des symptômes dont se plaint le malade
et de ses antécédents, puis de l’examen clinique à des probabilités
diagnostiques a posteriori.
