Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Introduction
Les éléments sur lesquels le médecin s’appuie pour faire le diagnostic d’une maladie sont des symptômes (ou signes fonctionnels),
des données d’examen (ou signes physiques), des antécédents et, le
cas échéant, des examens complémentaires. Ces derniers peuvent être
biologiques, radiologiques, isotopiques, etc. Chacune de ces catégories
d’examens complémentaires comprend elle-même une diversité d’explorations de plus en plus nombreuses.
L’appréciation de la valeur diagnostique de ces symptômes, signes,
examens complémentaires s’est longtemps faite de façon assez subjective en fonction de leur valeur intrinsèque, mais aussi de l’expérience
du médecin, voire de préférences subjectives de chacun. Ainsi, il y a
une trentaine d’années, à propos de la cholécystite aiguë, il était écrit
dans un traité que l’ictère était fréquent, dans un deuxième qu’il était à
rechercher, dans deux autres qu’il se voyait dans 10 % des cas, et n’était
pas mentionné dans deux autres [1].
De façon plus générale, la valeur d’un élément diagnostique était souvent qualifiée de façon subjective : signe « fréquent » ou « bon examen » ou, à l’inverse, examen « peu fiable », etc.
Ces appréciations sont aujourd’hui devenues objectives et peuvent être
quantifiées avec des outils de mesure aussi précis que le centimètre ou
la balance. Ils constituent autant d’aides à la décision dans laquelle les
contreparties des examens en termes de désagrément et de risque pour
les malades, grâce aux progrès technologiques, sont de plus en plus
réduites. En revanche, leurs coûts sont de plus en plus élevés. La plus
grande partie est prise en charge par la solidarité nationale. Ainsi, le
médecin prescripteur d’examens complémentaires a une double responsabilité : scientifique et économique.
Référence
1. Languille T, Flamant Y, Maillard JN (1980) La douleur biliaire aiguë. Essai de
sémiologie critique. Gastroentérol Clin Biol 4: 844-7
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Introduction
Les éléments sur lesquels le médecin s’appuie pour faire le diagnostic d’une maladie sont des symptômes (ou signes fonctionnels),
des données d’examen (ou signes physiques), des antécédents et, le
cas échéant, des examens complémentaires. Ces derniers peuvent être
biologiques, radiologiques, isotopiques, etc. Chacune de ces catégories
d’examens complémentaires comprend elle-même une diversité d’explorations de plus en plus nombreuses.
L’appréciation de la valeur diagnostique de ces symptômes, signes,
examens complémentaires s’est longtemps faite de façon assez subjective en fonction de leur valeur intrinsèque, mais aussi de l’expérience
du médecin, voire de préférences subjectives de chacun. Ainsi, il y a
une trentaine d’années, à propos de la cholécystite aiguë, il était écrit
dans un traité que l’ictère était fréquent, dans un deuxième qu’il était à
rechercher, dans deux autres qu’il se voyait dans 10 % des cas, et n’était
pas mentionné dans deux autres [1].
De façon plus générale, la valeur d’un élément diagnostique était souvent qualifiée de façon subjective : signe « fréquent » ou « bon examen » ou, à l’inverse, examen « peu fiable », etc.
Ces appréciations sont aujourd’hui devenues objectives et peuvent être
quantifiées avec des outils de mesure aussi précis que le centimètre ou
la balance. Ils constituent autant d’aides à la décision dans laquelle les
contreparties des examens en termes de désagrément et de risque pour
les malades, grâce aux progrès technologiques, sont de plus en plus
réduites. En revanche, leurs coûts sont de plus en plus élevés. La plus
grande partie est prise en charge par la solidarité nationale. Ainsi, le
médecin prescripteur d’examens complémentaires a une double responsabilité : scientifique et économique.
Référence
1. Languille T, Flamant Y, Maillard JN (1980) La douleur biliaire aiguë. Essai de
sémiologie critique. Gastroentérol Clin Biol 4: 844-7
