Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Tout travail scientifique, qu’il soit expérimental ou clinique, doit
reposer sur quatre définitions clairement préétablies qui définissent le
protocole de l’étude (ou plan expérimental lorsque l’on est en situation
d’expérience). Un de ses buts est d’assurer la possibilité pour d’autres
groupes d’investigateurs de reproduire le travail qui a été réalisé.
Il répond aux quatre questions suivantes (tableau I) :
– sur quoi a-t-on travaillé ?
– comment a-t-on travaillé ?
– qu’a-t-on cherché à évaluer ?
– quels ont été les critères de jugements de cette évaluation (ainsi
que la manière dont ils ont été analysés, c’est-à-dire les méthodes
statistiques utilisées).
Tableau I – Les quatre définitions fondamentales.
Sur quoi a-t-on travaillé ?
Le matériel d’étude (par exemple des souris, des hommes).
Comment a-t-on travaillé ?
Méthode de travail (par exemple comment les données ont été recueillies,
prospectivement ou rétrospectivement).
Ce que l’on a cherché à évaluer ?
Un examen biologique avec la définition de sa normalité, un traitement avec la
définition de sa posologie, de son mode d’administration, un facteur de risque, etc.
Quels ont été le(s) critère(s) de jugement ?
Maladie ou absence de maladie, efficacité et toxicité d’un médicament, récidive,
survie, etc. ainsi que la façon dont ils ont été analysés (méthodes statistiques).
En corollaire, pour un lecteur, le contrôle de la qualité de ces définitions est un élément essentiel de la lecture critique et de l’interprétation des résultats. Ce contrôle est aisé. Il se fait en lisant la section
« Matériel et méthodes » de l’article. Il s’agit de vérifier que les quatre
définitions fondamentales ont bien été données, de façon précise. Il
Introduction
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Tout travail scientifique, qu’il soit expérimental ou clinique, doit
reposer sur quatre définitions clairement préétablies qui définissent le
protocole de l’étude (ou plan expérimental lorsque l’on est en situation
d’expérience). Un de ses buts est d’assurer la possibilité pour d’autres
groupes d’investigateurs de reproduire le travail qui a été réalisé.
Il répond aux quatre questions suivantes (tableau I) :
– sur quoi a-t-on travaillé ?
– comment a-t-on travaillé ?
– qu’a-t-on cherché à évaluer ?
– quels ont été les critères de jugements de cette évaluation (ainsi
que la manière dont ils ont été analysés, c’est-à-dire les méthodes
statistiques utilisées).
Tableau I – Les quatre définitions fondamentales.
Sur quoi a-t-on travaillé ?
Le matériel d’étude (par exemple des souris, des hommes).
Comment a-t-on travaillé ?
Méthode de travail (par exemple comment les données ont été recueillies,
prospectivement ou rétrospectivement).
Ce que l’on a cherché à évaluer ?
Un examen biologique avec la définition de sa normalité, un traitement avec la
définition de sa posologie, de son mode d’administration, un facteur de risque, etc.
Quels ont été le(s) critère(s) de jugement ?
Maladie ou absence de maladie, efficacité et toxicité d’un médicament, récidive,
survie, etc. ainsi que la façon dont ils ont été analysés (méthodes statistiques).
En corollaire, pour un lecteur, le contrôle de la qualité de ces définitions est un élément essentiel de la lecture critique et de l’interprétation des résultats. Ce contrôle est aisé. Il se fait en lisant la section
« Matériel et méthodes » de l’article. Il s’agit de vérifier que les quatre
définitions fondamentales ont bien été données, de façon précise. Il
Introduction
