Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Conclusions
Les malfaçons des essais randomisés
Soixante-sept essais randomisés avaient été publiés de juillet à
décembre dans le New England Journal of Medecine, le Lancet, le British
Medical Journal, ainsi que de juillet 1979 à juin 1980 dans le Journal
of the American Medical Association. Onze critères de qualité de ces
essais ont été analysés [1]. Ils étaient présents dans seulement 56 %
des cas, ambigus dans 10 % et absents dans 34 %. Les critères d’inclusion n’étaient précisés que dans 19 % des cas ; la méthode de tirage
au sort n’était indiquée que dans 19 % des cas ; la puissance des tests
statistiques dans 12 % des cas. Il y avait des différences statistiquement
significatives selon les journaux puisque les pourcentages de critères
de qualité allaient de 71 % pour le New England Journal of Medicine à
45 % pour le Lancet (p < 0,001).
Un autre travail a analysé les essais randomisés publiés de juillet 1995
à juin 1998 dans les six principaux périodiques chirurgicaux en
langue anglaise [2]. Les trois principales imperfections concernaient
la puissance du test (68 %), la méthode de randomisation (60 %) et
l’appréciation en insu ou non des critères de jugement (68 %). Il y a eu
cependant une amélioration de la qualité méthodologique de ces essais
au cours du temps. Elle était meilleure en 1998 que celle observée dans
une étude similaire réalisée en 1981-1982.
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
Conclusions
Les malfaçons des essais randomisés
Soixante-sept essais randomisés avaient été publiés de juillet à
décembre dans le New England Journal of Medecine, le Lancet, le British
Medical Journal, ainsi que de juillet 1979 à juin 1980 dans le Journal
of the American Medical Association. Onze critères de qualité de ces
essais ont été analysés [1]. Ils étaient présents dans seulement 56 %
des cas, ambigus dans 10 % et absents dans 34 %. Les critères d’inclusion n’étaient précisés que dans 19 % des cas ; la méthode de tirage
au sort n’était indiquée que dans 19 % des cas ; la puissance des tests
statistiques dans 12 % des cas. Il y avait des différences statistiquement
significatives selon les journaux puisque les pourcentages de critères
de qualité allaient de 71 % pour le New England Journal of Medicine à
45 % pour le Lancet (p < 0,001).
Un autre travail a analysé les essais randomisés publiés de juillet 1995
à juin 1998 dans les six principaux périodiques chirurgicaux en
langue anglaise [2]. Les trois principales imperfections concernaient
la puissance du test (68 %), la méthode de randomisation (60 %) et
l’appréciation en insu ou non des critères de jugement (68 %). Il y a eu
cependant une amélioration de la qualité méthodologique de ces essais
au cours du temps. Elle était meilleure en 1998 que celle observée dans
une étude similaire réalisée en 1981-1982.
