Préface
Ce texte d’introduction à la statistique a été initialement écrit en tant que
support d’un cours intitulé « Statistique pour biologistes » dispensé aux étudiants de deuxième année du Bachelor ès Sciences en biologie à l’Université
de Lausanne (UNIL). Comme les méthodes et la philosophie de la statistique
ne diffèrent pas vraiment d’un domaine d’application à un autre, nous avons
l’intention de réutiliser tout ou partie de ce support pour d’autres cours d’introduction à la statistique destinés à des étudiants en médecine, pharmacie,
neuroscience ou méthodologie clinique. C’est pourquoi ce texte est intitulé
« Statistique appliquée aux sciences de la vie ».
Nous avons essayé d’écrire un texte qui soit le plus possible autonome et qui
ne repose pas sur une littérature statistique abondante. Nous ne faisons également que peu de référence à l’utilisation d’un logiciel statistique. Les quelques
fois où nous l’avons fait, il s’agit du logiciel gratuit R (www.r-project.org). Il
ne s’agit donc pas d’un manuel d’utilisation de la statistique, mais d’un ouvrage
qui doit nous aider à comprendre les principes importants de la statistique.
Les exemples présentés proviennent de différents domaines des sciences de
la vie. Certaines des données utilisées sont des données réelles (dont la source
est alors indiquée dans le texte), d’autres sont des données fictives. Précisons
toutefois que la plupart des analyses présentées sont en grande partie sorties de
leur contexte, de sorte que les résultats qui en découlent n’ont ici aucune valeur
scientifique sérieuse. Ces exemples servent avant tout à illustrer l’application
des méthodes statistiques.
Les étudiants des diverses sciences de la vie ont au moins deux points en
commun. Le premier est que les sciences qu’ils étudient sont loin d’être exactes
et les méthodes élémentaires de la statistique leur sont particulièrement utiles.
Le second est qu’ils sont peu habitués au formalisme mathématique, très présent dans la science statistique et qui a malheureusement mauvaise réputation.
Ceci ne peut être cependant qu’un malentendu car le formalisme mathématique
ne devrait pas venir compliquer un exposé, mais le préciser et le clarifier. Aussi,
bien que nous sommes restés un peu informels sur certains points, notamment
en ce qui concerne la définition des variables aléatoires, et plus généralement
sur les concepts de probabilités, nous n’avons pas renoncé aux formules mathématiques, notre devise étant qu’« une belle formule vaut mieux que mille
mots ». De nombreuses notes de bas de page contiennent des développements
vii
Ce texte d’introduction à la statistique a été initialement écrit en tant que
support d’un cours intitulé « Statistique pour biologistes » dispensé aux étudiants de deuxième année du Bachelor ès Sciences en biologie à l’Université
de Lausanne (UNIL). Comme les méthodes et la philosophie de la statistique
ne diffèrent pas vraiment d’un domaine d’application à un autre, nous avons
l’intention de réutiliser tout ou partie de ce support pour d’autres cours d’introduction à la statistique destinés à des étudiants en médecine, pharmacie,
neuroscience ou méthodologie clinique. C’est pourquoi ce texte est intitulé
« Statistique appliquée aux sciences de la vie ».
Nous avons essayé d’écrire un texte qui soit le plus possible autonome et qui
ne repose pas sur une littérature statistique abondante. Nous ne faisons également que peu de référence à l’utilisation d’un logiciel statistique. Les quelques
fois où nous l’avons fait, il s’agit du logiciel gratuit R (www.r-project.org). Il
ne s’agit donc pas d’un manuel d’utilisation de la statistique, mais d’un ouvrage
qui doit nous aider à comprendre les principes importants de la statistique.
Les exemples présentés proviennent de différents domaines des sciences de
la vie. Certaines des données utilisées sont des données réelles (dont la source
est alors indiquée dans le texte), d’autres sont des données fictives. Précisons
toutefois que la plupart des analyses présentées sont en grande partie sorties de
leur contexte, de sorte que les résultats qui en découlent n’ont ici aucune valeur
scientifique sérieuse. Ces exemples servent avant tout à illustrer l’application
des méthodes statistiques.
Les étudiants des diverses sciences de la vie ont au moins deux points en
commun. Le premier est que les sciences qu’ils étudient sont loin d’être exactes
et les méthodes élémentaires de la statistique leur sont particulièrement utiles.
Le second est qu’ils sont peu habitués au formalisme mathématique, très présent dans la science statistique et qui a malheureusement mauvaise réputation.
Ceci ne peut être cependant qu’un malentendu car le formalisme mathématique
ne devrait pas venir compliquer un exposé, mais le préciser et le clarifier. Aussi,
bien que nous sommes restés un peu informels sur certains points, notamment
en ce qui concerne la définition des variables aléatoires, et plus généralement
sur les concepts de probabilités, nous n’avons pas renoncé aux formules mathématiques, notre devise étant qu’« une belle formule vaut mieux que mille
mots ». De nombreuses notes de bas de page contiennent des développements
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