technologie qui n’est pas encore disponible : ce sont encore des
idées en développement, ou une des diverses solutions de
collaboration potentielles. Grâce en partie à ce que le BIM a déjà
permis de réaliser, l’industrie s’est assainie, elle a rationalisé ses
processus, elle est devenue plus efficiente et plus innovante que
jamais. Ce chapitre suggère que le BIM va continuer à évoluer et va
vraiment commencer à changer les choses.
Penser à la collaboration
Plus tard, il se pourrait bien que l’on fasse référence à l’époque
actuelle en parlant de l’ère de l’information. Les innovations récentes
dans la science et l’industrie ont accordé une grande importance à la
vérification des données, et il en est de même dans le domaine de la
construction. Comme nous le rappelons à plusieurs reprises dans ce
livre, les éditeurs de logiciels confondent parfois le BIM avec la
modélisation 3D. Or, le vrai BIM est avant tout centré sur l’information
et sur la capacité de comprendre les données et d’y accéder à
volonté.
Collaboration est un drôle de mot, qui signifie travailler ensemble.
Nous connaissons un fameux promoteur du BIM qui aime à rappeler
que ce mot est aussi utilisé pour faire référence à un complot ! Sans
compter la connotation historique qui vient naturellement à l’esprit du
lecteur français… Peut-être vaudrait-il mieux parler de coopération,
un mot qui signifie travailler à la réalisation d’un objectif commun.
Cependant, parmi les technologies qui promeuvent l’environnement
en nuage et chez la plupart des gens qui parlent de BIM, c’est plutôt
de collaboration qu’il est question.
Nous parlons de « biais » au Chapitre 18, et à propos de la
prédictibilité des processus nous employons aussi le mot
« heuristique », qui fait référence à la préférence pour les essais et
les erreurs, les conjectures et ce que l’on appelle le bon sens pour
tirer des conclusions, plutôt que pour la recherche d’une solution
exacte qui peut prendre beaucoup de temps.
Le BIM nécessite un niveau de précision accru et ses utilisateurs
doivent avoir une bonne compréhension de l’incidence de leurs
décisions sur le reste de l’équipe de projet. Il faut du temps pour
renoncer à l’approche heuristique au profit d’une approche plus
réfléchie et plus précise consistant à examiner la manière dont tout
est lié plutôt qu’à se concentrer sur son propre élément du puzzle.
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