Un certain nombre de rapports et d’études indiquent un retour sur
investissement positif dans l’industrie de la construction. D’après un
rapport intitulé The Business Value of BIM for Construction in Major
Global Markets, publié par Dodge Data & Analytics (anciennement
McGraw Hill), les deux tiers des utilisateurs du BIM aux États-Unis
déclarent que leurs investissements ont été rentables. Outre les faits
anecdotiques, Dodge Data & Analytics a procédé à une étude
formelle de plusieurs cas et de projets expérimentaux afin
d’enregistrer les investissements et le rendement sur le plan
commercial.
Il est difficile d’obtenir un consensus sur la manière de mesurer les
avantages, notamment en termes de coûts. Il n’existe pas d’unité de
mesure normalisée pour calculer le retour sur investissement (ROI)
dans le cas du BIM. Dans un de ses rapports, buildingSMART
reconnaît la difficulté de calculer un prix du travail évité, ou du travail
supplémentaire qui n’a pas été nécessaire grâce au processus BIM,
et donc la difficulté de calculer un vrai ROI pour le BIM. L’organisation
buildingSMART est soucieuse d’encourager l’adoption d’une
méthodologie normalisée pour la mesure du rendement. Les
indicateurs proposés pour étudier un processus de mesure uniforme
sont le coût de préparation d’une base de données pour la gestion
des installations, la valeur de la soumission de l’offre pour la
construction, le bénéfice résultant, et plusieurs indicateurs généraux
comme la qualité des informations et l’élimination des points
névralgiques desquels des problèmes surviennent souvent.
Le National Institute of Building Sciences (NIBS) a étudié la
performance des projets et a indiqué que l’industrie de la construction
pouvait réaliser des économies (de 4 % sur la construction d’un
nouveau bâti et de 1,5 % sur la rénovation) en utilisant le BIM pour la
gestion de l’information. Malheureusement, comme c’est le cas dans
beaucoup d’études, il n’a pas étudié les économies imputables au
BIM aux étapes de l’exploitation et de la maintenance. Le BSI
Investment Report dresse un tableau comparable. La plupart des
données concernent la conception et la construction, mais le rapport
indique que si l’on tient compte du fait que le coût d’un actif est
imputable pour 80 % à la phase d’exploitation, le BIM présente des
avantages considérables après construction, qui restent encore à
mesurer.
Le BIM représente un potentiel d’avantages nombreux sur l’ensemble
du cycle de vie d’un projet. Dans la section suivante, nous étudions
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