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Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
Data Encryption Standard (DES)
Le premier système de chiffrement informatique normalisé fut créé par un Allemand émigré aux États-Unis en 1934, Horst Feistel. Sa nationalité et son métier
de cryptographe lui valurent quelques difficultés avec la National Security Agency
(NSA), désireuse avant tout de garder la maîtrise des moyens de chiffrement et de
pouvoir percer les codes utilisés par des personnes privées. Finalement il mit ses
compétences au service d’IBM, pour qui il développa au début des années 1970 le
cryptosystème Lucifer, base du futur Data Encryption Standard (DES).
Le DES repose sur les principes suivants : le texte clair est codé en numération
binaire et découpé en blocs de 64 bits. Chaque bloc est découpé en demi-blocs
dont les bits subissent des permutations complexes, puis les demi-blocs sont additionnés et soumis à d’autres transformations. L’opération est recommencée seize
fois. La fonction de transformation comporte des variations en fonction de la clé,
qui est un nombre arbitraire choisi par les utilisateurs du code. Le nombre de valeurs possibles pour la clé détermine le nombre de façons dont un message peut
être chiffré. L’émetteur du message secret le chiffre selon l’algorithme DES au
moyen de la clé, le destinataire applique la fonction inverse avec la même clé pour
le déchiffrer.
La NSA a obtenu que la normalisation du DES en 1976 comporte une limitation
de la taille de la clé à 56 bits, ce qui correspond à 10 17 valeurs possibles. Aujourd’hui cette valeur est notoirement trop faible, et l’on utilise le triple DES, avec une
longueur de clé de 112 bits.
La nouvelle norme AES (Advanced Encryption Standard) utilise des clés de 128,
192 et 256 bits. La mise en concurrence pour AES a été lancée le 2 janvier 1997
et le choix de la solution a eu lieu le 3 octobre 2000. C’est l’algorithme Rijndael développé par Joan Daemen et Vincent Rijmen de l’université catholique de
Louvain qui a été retenu.
La postérité actuelle du DES procure un chiffrement qui peut être considéré
comme robuste, à condition que soit résolu le problème crucial de tous les systèmes qui reposent sur une clé secrète utilisée aussi bien pour le chiffrement que
pour le déchiffrement : les participants doivent s’échanger des clés de façon secrète, ce qui n’est pas simple.
Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
Data Encryption Standard (DES)
Le premier système de chiffrement informatique normalisé fut créé par un Allemand émigré aux États-Unis en 1934, Horst Feistel. Sa nationalité et son métier
de cryptographe lui valurent quelques difficultés avec la National Security Agency
(NSA), désireuse avant tout de garder la maîtrise des moyens de chiffrement et de
pouvoir percer les codes utilisés par des personnes privées. Finalement il mit ses
compétences au service d’IBM, pour qui il développa au début des années 1970 le
cryptosystème Lucifer, base du futur Data Encryption Standard (DES).
Le DES repose sur les principes suivants : le texte clair est codé en numération
binaire et découpé en blocs de 64 bits. Chaque bloc est découpé en demi-blocs
dont les bits subissent des permutations complexes, puis les demi-blocs sont additionnés et soumis à d’autres transformations. L’opération est recommencée seize
fois. La fonction de transformation comporte des variations en fonction de la clé,
qui est un nombre arbitraire choisi par les utilisateurs du code. Le nombre de valeurs possibles pour la clé détermine le nombre de façons dont un message peut
être chiffré. L’émetteur du message secret le chiffre selon l’algorithme DES au
moyen de la clé, le destinataire applique la fonction inverse avec la même clé pour
le déchiffrer.
La NSA a obtenu que la normalisation du DES en 1976 comporte une limitation
de la taille de la clé à 56 bits, ce qui correspond à 10 17 valeurs possibles. Aujourd’hui cette valeur est notoirement trop faible, et l’on utilise le triple DES, avec une
longueur de clé de 112 bits.
La nouvelle norme AES (Advanced Encryption Standard) utilise des clés de 128,
192 et 256 bits. La mise en concurrence pour AES a été lancée le 2 janvier 1997
et le choix de la solution a eu lieu le 3 octobre 2000. C’est l’algorithme Rijndael développé par Joan Daemen et Vincent Rijmen de l’université catholique de
Louvain qui a été retenu.
La postérité actuelle du DES procure un chiffrement qui peut être considéré
comme robuste, à condition que soit résolu le problème crucial de tous les systèmes qui reposent sur une clé secrète utilisée aussi bien pour le chiffrement que
pour le déchiffrement : les participants doivent s’échanger des clés de façon secrète, ce qui n’est pas simple.
