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Principes de sécurité du système d’information
Première partie
De l’historique du terme zombi
Le terme zombi utilisé pour qualifier les ordinateurs qui ont été infectés par un virus (réticulaire, cheval de Troie, ...) ne doit bien sûr rien au hasard. Ces ordinateurs ressemblent
effectivement à des morts-vivants : ces machines donnent l’impression de ne rien faire
(il serait plus judicieux d’écrire que leur utilisateur n’a pas conscience de l’infection par
un programme malveillant) et pourtant elles participent à de mauvaises actions, comme
par exemple l’envoi de courrier électronique non sollicité ou bien des attaques par déni
de service distribué.
De l’avis même des fournisseurs d’accès à l’Internet, ces postes de travail infectés représentent aujourd’hui la principale menace visible : une contribution même modeste
(quelques dizaines de messages par heure) de chaque ordinateur, vu le nombre de machines infectées (des centaines de milliers rien qu’en France), suffit pour être à l’origine
de dizaines de millions de messages non sollicités chaque jour.
Au grand dam des techniciens avertis qui sont lésés dans l’affaire, l’une des mesures phare
adoptées (ou en cours d’adoption) par de nombreux fournisseurs d’accès à l’Internet
grand public est de restreindre l’accès à l’Internet. Ainsi face aux zombis qui envoient
des courriers non sollicités, le filtrage du port 25 devient une norme de fait, obligeant
les utilisateurs avertis à prendre le risque de confier leur courrier électronique à leur
fournisseur (l’utilisateur moins averti le fait probablement déjà et de façon naturelle).
Nous donnerons une définition plus complète du port à l’encadré page 121, mais pour
l’instant il nous suffit de savoir que chaque extrémité d’un flux de données en circulation
sur le réseau est identifiée par un numéro arbitraire mais unique, son numéro de port.
Le port 25 est dévolu au protocole SMTP utilisé par le courrier électronique, et ainsi
chaque émission de message électronique a pour destination le port 25 d’un serveur de
messagerie.
Existe-t-il encore des virus qui ne soient pas des chevaux de Troie ?
La réponse à cette question est bien sûr oui et il faut continuer à lutter. Les chiffres
montrent cependant qu’en termes de volume les virus circulant du fait de zombis ou
de « chevaux de Troie » représentent bien plus de 95% du volume des messages avec
virus circulant sur le réseau (chiffres obtenus d’un grand prestataire français d’accès à
l’Internet, sur ses passerelles destinées au marché entreprise).
Ver
Un ver (worm) est une variété de virus qui se propage par le réseau. Il peut s’agir
d’un bot (cf. ci-dessus). En fait, alors qu’il y a cinq ou six ans les virus n’étaient pas
des vers (ils ne se propageaient pas par le réseau) et les vers n’étaient pas des virus
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