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Malveillance informatique
Chapitre 3
dans le cas d’un rétrovirus, enveloppé dans une sorte de sachet qui lui permet
de résister à l’environnement extérieur tant qu’il ne s’est pas introduit dans un
organisme-hôte. Une fois qu’il a pénétré dans une cellule de l’hôte, ce fragment
d’ADN ou d’ARN, dont on sait qu’il représente une sorte de « programme génétique », utilise la machinerie cellulaire de l’hôte pour se reproduire et envahir
d’autres cellules, ce qui peut provoquer une maladie.
POUR EN SAVOIR PLUS
Pour ce parallèle entre informatique et biologie on pourra se reporter à un article de
David Evans. « What Biology Can (and Can’t) Teach Us About Security ». USENIX Security Symposium, 12 août 2004. http://www.cs.virginia.edu/~evans/usenix04/
usenix.pdf.
Le problème que doit surmonter le virus informatique, comme son collègue biologique, c’est d’échapper au système immunitaire de l’hôte, qui cherche à le détruire,
et comme en biologie les méthodes les plus efficaces pour atteindre ce but reposent
sur les mutations et le polymorphisme, c’est-à-dire que le virus modifie sa forme,
son aspect ou son comportement afin de ne pas être reconnu par son prédateur.
Pour les virus informatiques comme pour ceux de la biologie, la stratégie de survie
peut aussi comporter une période d’incubation, au cours de laquelle le malade ignore
son état et peut contaminer son entourage, ainsi que des porteurs sains, propices
également à la contagion. En effet, un virus qui tue trop rapidement sa victime,
que ce soit au sens propre ou au sens figuré, limite par là-même ses capacités de
propagation.
Virus réticulaire (botnet)
La cible d’un virus informatique peut être indirecte : il y a des exemples de virus qui
se propagent silencieusement sur des millions d’ordinateurs connectés à l’Internet,
sans y commettre le moindre dégât. Puis, à un signal donné, ou à une heure fixée,
ces millions de programmes vont se connecter à un même serveur Web, ce qui
provoquera son effondrement. C’est ce qu’on appelle un déni de service distribué
(Distributed Denial of Service, DDoS).
Un tel virus s’appelle en argot SSI un bot, et l’ensemble de ces virus déployés un
botnet. Les ordinateurs infectés par des bots sont nommés zombis.
Malveillance informatique
Chapitre 3
dans le cas d’un rétrovirus, enveloppé dans une sorte de sachet qui lui permet
de résister à l’environnement extérieur tant qu’il ne s’est pas introduit dans un
organisme-hôte. Une fois qu’il a pénétré dans une cellule de l’hôte, ce fragment
d’ADN ou d’ARN, dont on sait qu’il représente une sorte de « programme génétique », utilise la machinerie cellulaire de l’hôte pour se reproduire et envahir
d’autres cellules, ce qui peut provoquer une maladie.
POUR EN SAVOIR PLUS
Pour ce parallèle entre informatique et biologie on pourra se reporter à un article de
David Evans. « What Biology Can (and Can’t) Teach Us About Security ». USENIX Security Symposium, 12 août 2004. http://www.cs.virginia.edu/~evans/usenix04/
usenix.pdf.
Le problème que doit surmonter le virus informatique, comme son collègue biologique, c’est d’échapper au système immunitaire de l’hôte, qui cherche à le détruire,
et comme en biologie les méthodes les plus efficaces pour atteindre ce but reposent
sur les mutations et le polymorphisme, c’est-à-dire que le virus modifie sa forme,
son aspect ou son comportement afin de ne pas être reconnu par son prédateur.
Pour les virus informatiques comme pour ceux de la biologie, la stratégie de survie
peut aussi comporter une période d’incubation, au cours de laquelle le malade ignore
son état et peut contaminer son entourage, ainsi que des porteurs sains, propices
également à la contagion. En effet, un virus qui tue trop rapidement sa victime,
que ce soit au sens propre ou au sens figuré, limite par là-même ses capacités de
propagation.
Virus réticulaire (botnet)
La cible d’un virus informatique peut être indirecte : il y a des exemples de virus qui
se propagent silencieusement sur des millions d’ordinateurs connectés à l’Internet,
sans y commettre le moindre dégât. Puis, à un signal donné, ou à une heure fixée,
ces millions de programmes vont se connecter à un même serveur Web, ce qui
provoquera son effondrement. C’est ce qu’on appelle un déni de service distribué
(Distributed Denial of Service, DDoS).
Un tel virus s’appelle en argot SSI un bot, et l’ensemble de ces virus déployés un
botnet. Les ordinateurs infectés par des bots sont nommés zombis.
