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Avenir de la sécurité du système d’information
Quatrième partie
guère d’attrait pour ce type d’investissement, qui pénaliserait surtout leurs clients
en termes de performances du réseau et de liberté d’usage de leurs ordinateurs, et
ce pour une efficacité très discutable.
VOCABULAIRE BAS et DSLAM
Les accès ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line) d’un opérateur sont raccordés
à un DSLAM (DSL Access Multiplexer). Un DSLAM sera en général installé dans un
central (nommé désormais Nœud de Raccordement d’Abonné, ou NRA) et desservira
une zone de 4 ou 5 km de rayon. Un BAS concentrera le trafic d’une dizaine de DSLAM.
La voie du blocage des échanges de fichiers sur le réseau semble donc peu prometteuse pour les industriels de la culture : on comprend qu’ils soient tentés de se
rabattre sur l’implantation de la gestion numérique des droits au cœur de l’ordinateur, avec des technologies telles que les TPM (cf. page 235) et NGSCB (cf.
page 236). Ces dernières solutions pourraient être techniquement efficaces, mais
elles seraient inacceptables pour les utilisateurs, qui y verraient un empiètement
intolérable sur leur liberté d’utiliser comme bon leur semble les objets et les supports numériques qu’ils ont achetés.
Gestion des droits numériques (DRM) et politique publique
Dans un article des Communications of the ACM (CACM) de juillet 2005 11 , Edward W. Felten, professeur d’informatique et de politique publique à l’université
de Princeton, où il dirige en outre le Center for Information Technology Policy, a
proposé aux instigateurs et aux auteurs de politiques publiques pour la gestion des
droits numériques six principes qui lui semblent s’imposer :
• Pluralité et concurrence : une politique publique des droits numériques devrait permettre la pluralité des systèmes de gestion de droits, et promouvoir
l’interopérabilité entre ces systèmes.
• Équilibre du droit d’auteur : les législations relatives au droit d’auteur ont,
traditionnellement, cherché un équilibre entre la rémunération de l’auteur et
le droit d’accès du public ; la gestion des droits numériques et les législations
qui s’y appliquent devraient respecter cet équilibre, non le remettre en cause.
11 Cf. http://www.csl.sri.com/users/neumann/insiderisks05.html#181
Avenir de la sécurité du système d’information
Quatrième partie
guère d’attrait pour ce type d’investissement, qui pénaliserait surtout leurs clients
en termes de performances du réseau et de liberté d’usage de leurs ordinateurs, et
ce pour une efficacité très discutable.
VOCABULAIRE BAS et DSLAM
Les accès ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line) d’un opérateur sont raccordés
à un DSLAM (DSL Access Multiplexer). Un DSLAM sera en général installé dans un
central (nommé désormais Nœud de Raccordement d’Abonné, ou NRA) et desservira
une zone de 4 ou 5 km de rayon. Un BAS concentrera le trafic d’une dizaine de DSLAM.
La voie du blocage des échanges de fichiers sur le réseau semble donc peu prometteuse pour les industriels de la culture : on comprend qu’ils soient tentés de se
rabattre sur l’implantation de la gestion numérique des droits au cœur de l’ordinateur, avec des technologies telles que les TPM (cf. page 235) et NGSCB (cf.
page 236). Ces dernières solutions pourraient être techniquement efficaces, mais
elles seraient inacceptables pour les utilisateurs, qui y verraient un empiètement
intolérable sur leur liberté d’utiliser comme bon leur semble les objets et les supports numériques qu’ils ont achetés.
Gestion des droits numériques (DRM) et politique publique
Dans un article des Communications of the ACM (CACM) de juillet 2005 11 , Edward W. Felten, professeur d’informatique et de politique publique à l’université
de Princeton, où il dirige en outre le Center for Information Technology Policy, a
proposé aux instigateurs et aux auteurs de politiques publiques pour la gestion des
droits numériques six principes qui lui semblent s’imposer :
• Pluralité et concurrence : une politique publique des droits numériques devrait permettre la pluralité des systèmes de gestion de droits, et promouvoir
l’interopérabilité entre ces systèmes.
• Équilibre du droit d’auteur : les législations relatives au droit d’auteur ont,
traditionnellement, cherché un équilibre entre la rémunération de l’auteur et
le droit d’accès du public ; la gestion des droits numériques et les législations
qui s’y appliquent devraient respecter cet équilibre, non le remettre en cause.
11 Cf. http://www.csl.sri.com/users/neumann/insiderisks05.html#181
