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Avenir de la sécurité du système d’information
Quatrième partie
Nous trouvons sur le site de l’Adullact 9 une analyse comparative des licences logicielles, qui corrobore les craintes que l’on peut avoir à l’égard des mesures techniques de protection associées à la gestion des droits numériques :
« L’intégration de la gestion des droits numériques (DRM) dans Windows implique que la société Microsoft peut à tout moment révoquer votre droit d’accès
aux contenus sécurisés si elle considère votre logiciel compatible-DRM compromis. Une liste de logiciels révoqués est automatiquement installée sur votre ordinateur à chaque téléchargement de contenus sécurisés. Une mise à jour de votre
logiciel compatible-DRM est alors nécessaire pour continuer à accéder à vos fichiers sécurisés. Cette révocation n’empêche cependant pas l’accès à des contenus
non protégés par les DRM. »
De tels projets constituent effectivement une menace contre la liberté d’expression, et contre les libertés publiques en général. Les entreprises qui les fomentent
exploitent abusivement pour leur promotion la psychose de sécurité consécutive
au 11 septembre 2001. La puissance de ces entreprises semble considérable, mais
nous pensons qu’elles seront néanmoins impuissantes à endiguer les nouvelles pratiques culturelles, parce que celles-ci sont déjà le fait de plusieurs dizaines de millions d’internautes de par le monde, qu’il s’agisse de la publication et de l’échange
sur Internet ou du recours aux logiciels libres.
Mesures de rétorsion contre les échanges de données
Le gouvernement français a demandé à Antoine Brugidou, d’Accenture, et à
Gilles Kahn, alors président de l’INRIA, un rapport (disponible en ligne) sur
les échanges de fichiers musicaux par Internet et sur les moyens éventuels de les
contrôler ou de les bloquer par des dispositifs techniques 10 . Ce rapport est destiné
notamment à répondre aux préoccupations des syndicats français des entreprises
de l’édition phonographique et cinématographique, qui ne pensent qu’à interdire,
détecter, bloquer et punir les échanges en question.
La réponse donnée par le rapport est que les mesures techniques de contrôle et
d’interdiction dont rêvent les éditeurs seront difficiles à mettre en œuvre, très coûteuses, et d’une efficacité limitée dans le temps. En effet les systèmes de filtrage de
flux sur l’Internet, pour être réellement efficaces, devraient être installés au cœur
9 http://www.adullact.org/documents/comparatif_licences.html
10 http://www.recherche.gouv.fr/discours/2005/musiqueinternet.htm
Avenir de la sécurité du système d’information
Quatrième partie
Nous trouvons sur le site de l’Adullact 9 une analyse comparative des licences logicielles, qui corrobore les craintes que l’on peut avoir à l’égard des mesures techniques de protection associées à la gestion des droits numériques :
« L’intégration de la gestion des droits numériques (DRM) dans Windows implique que la société Microsoft peut à tout moment révoquer votre droit d’accès
aux contenus sécurisés si elle considère votre logiciel compatible-DRM compromis. Une liste de logiciels révoqués est automatiquement installée sur votre ordinateur à chaque téléchargement de contenus sécurisés. Une mise à jour de votre
logiciel compatible-DRM est alors nécessaire pour continuer à accéder à vos fichiers sécurisés. Cette révocation n’empêche cependant pas l’accès à des contenus
non protégés par les DRM. »
De tels projets constituent effectivement une menace contre la liberté d’expression, et contre les libertés publiques en général. Les entreprises qui les fomentent
exploitent abusivement pour leur promotion la psychose de sécurité consécutive
au 11 septembre 2001. La puissance de ces entreprises semble considérable, mais
nous pensons qu’elles seront néanmoins impuissantes à endiguer les nouvelles pratiques culturelles, parce que celles-ci sont déjà le fait de plusieurs dizaines de millions d’internautes de par le monde, qu’il s’agisse de la publication et de l’échange
sur Internet ou du recours aux logiciels libres.
Mesures de rétorsion contre les échanges de données
Le gouvernement français a demandé à Antoine Brugidou, d’Accenture, et à
Gilles Kahn, alors président de l’INRIA, un rapport (disponible en ligne) sur
les échanges de fichiers musicaux par Internet et sur les moyens éventuels de les
contrôler ou de les bloquer par des dispositifs techniques 10 . Ce rapport est destiné
notamment à répondre aux préoccupations des syndicats français des entreprises
de l’édition phonographique et cinématographique, qui ne pensent qu’à interdire,
détecter, bloquer et punir les échanges en question.
La réponse donnée par le rapport est que les mesures techniques de contrôle et
d’interdiction dont rêvent les éditeurs seront difficiles à mettre en œuvre, très coûteuses, et d’une efficacité limitée dans le temps. En effet les systèmes de filtrage de
flux sur l’Internet, pour être réellement efficaces, devraient être installés au cœur
9 http://www.adullact.org/documents/comparatif_licences.html
10 http://www.recherche.gouv.fr/discours/2005/musiqueinternet.htm
