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Tendances des pratiques de sécurisation des SI
Chapitre 11
Les développements récents de cette politique de contrôle des usages sont évoqués par la revue Microprocessor Report [70] : les industriels prévoient de lancer
une offre de diffusion vidéo haute définition à la demande par l’Internet, qui sera
encadrée par des mesures techniques de protection drastique, en l’occurrence les
plates-formes matérielles Viiv d’Intel ou Live ! d’AMD, le procédé de chiffrement
HDCP (High Bandwidth Digital Content Protection) et le dispositif de connexion
HDMI (High Definition Multimedia Interface). Tout cela signifie qu’il faudra, pour
accéder à cette offre, faire l’emplette d’un nouvel ordinateur et d’un nouveau système d’exploitation, et que les systèmes libres tels que Linux ou OpenBSD en
seront probablement exclus.
Informatique de confiance, ou informatique déloyale ?
Richard M. Stallman a écrit un article 8 de critique de ces projets qui prétendent
nous mener vers une informatique « de confiance », où il la qualifie, au contraire,
d’informatique déloyale. La déloyauté réside dans les possibilités que NGSCB offre
au « tiers de confiance » pour agir sur les données stockées par l’ordinateur, à l’insu
de l’utilisateur légitime et sans que celui-ci puisse rien faire pour l’empêcher. R.M.
Stallman donne des exemples d’actions déloyales rendues possibles par de telles
techniques :
« Rendre impossible le partage des fichiers vidéos et musicaux est une mauvaise
chose, mais cela pourrait être pire. Il existe des projets pour généraliser ce dispositif
aux messages électroniques et aux documents – ayant pour résultat un e-mail qui
disparaîtrait au bout de deux semaines, ou des documents qui pourront seulement
être lus sur les ordinateurs d’une société mais pas sur ceux d’une autre. (...)
Les logiciels de traitement de texte tels que Word de Microsoft pourraient employer « l’informatique déloyale » quand ils enregistrent vos documents, pour s’assurer qu’aucun autre traitement de texte concurrent ne puisse les lire. (...)
Les programmes qui utilisent « l’informatique déloyale » téléchargeront régulièrement de nouvelles règles par Internet, et imposeront ces règles automatiquement
à votre travail. »
8 http://www.gnu.org/philosophy/can-you-trust.fr.html
Tendances des pratiques de sécurisation des SI
Chapitre 11
Les développements récents de cette politique de contrôle des usages sont évoqués par la revue Microprocessor Report [70] : les industriels prévoient de lancer
une offre de diffusion vidéo haute définition à la demande par l’Internet, qui sera
encadrée par des mesures techniques de protection drastique, en l’occurrence les
plates-formes matérielles Viiv d’Intel ou Live ! d’AMD, le procédé de chiffrement
HDCP (High Bandwidth Digital Content Protection) et le dispositif de connexion
HDMI (High Definition Multimedia Interface). Tout cela signifie qu’il faudra, pour
accéder à cette offre, faire l’emplette d’un nouvel ordinateur et d’un nouveau système d’exploitation, et que les systèmes libres tels que Linux ou OpenBSD en
seront probablement exclus.
Informatique de confiance, ou informatique déloyale ?
Richard M. Stallman a écrit un article 8 de critique de ces projets qui prétendent
nous mener vers une informatique « de confiance », où il la qualifie, au contraire,
d’informatique déloyale. La déloyauté réside dans les possibilités que NGSCB offre
au « tiers de confiance » pour agir sur les données stockées par l’ordinateur, à l’insu
de l’utilisateur légitime et sans que celui-ci puisse rien faire pour l’empêcher. R.M.
Stallman donne des exemples d’actions déloyales rendues possibles par de telles
techniques :
« Rendre impossible le partage des fichiers vidéos et musicaux est une mauvaise
chose, mais cela pourrait être pire. Il existe des projets pour généraliser ce dispositif
aux messages électroniques et aux documents – ayant pour résultat un e-mail qui
disparaîtrait au bout de deux semaines, ou des documents qui pourront seulement
être lus sur les ordinateurs d’une société mais pas sur ceux d’une autre. (...)
Les logiciels de traitement de texte tels que Word de Microsoft pourraient employer « l’informatique déloyale » quand ils enregistrent vos documents, pour s’assurer qu’aucun autre traitement de texte concurrent ne puisse les lire. (...)
Les programmes qui utilisent « l’informatique déloyale » téléchargeront régulièrement de nouvelles règles par Internet, et imposeront ces règles automatiquement
à votre travail. »
8 http://www.gnu.org/philosophy/can-you-trust.fr.html
