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Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
En fait, la couche IP ne fournit pas de contrôle d’erreur parce que de toute façon
la couche TCP devra en effectuer, ainsi que la vérification du bon ordre de remise
des datagrammes au terminus de la transmission, et que de tels contrôles au niveau
de la couche 3 seraient redondants. Son ascétisme et sa désinvolture confèrent à
la couche IP la simplicité, la légèreté et la souplesse qui font son efficacité.
Les réseaux privés virtuels (VPN)
Au chapitre 4 page 71 nous avons décrit l’usage de techniques cryptographiques
pour le chiffrement de messages individuels, mais ce n’est en aucun cas le seul
usage de cette technique. On peut imaginer, et de plus en plus c’est ce qui sera
réalisé, le chiffrement systématique de toutes les communications en réseau.
Si l’on procède ainsi, chiffrer message par message serait très inefficace : on choisira plutôt de chiffrer le flux de l’ensemble du trafic sur un ou plusieurs itinéraires
donnés, cela constituera un réseau privé virtuel, ou VPN, comme Virtual Private
Network. Il s’agira par exemple d’établir un canal chiffré entre deux nœuds quelconques de l’Internet, ces nœuds pouvant eux-mêmes être des routeurs d’entrée
de réseaux. On aura ainsi établi une sorte de tunnel qui, à travers l’Internet, reliera deux parties éloignées l’une de l’autre du réseau d’une même entreprise pour
donner l’illusion de leur contiguïté. Mais le chiffrement permet aussi d’établir un
VPN personnel pour un utilisateur, par exemple entre son ordinateur portable et
le réseau local de l’entreprise.
Principes du réseau privé virtuel
Le chiffrement est généralement utilisé pour les VPN de la façon suivante : l’algorithme de Diffie-Helmann est utilisé pour procéder au choix d’un secret partagé,
qui constituera une clé de session pour chiffrer le trafic, et qui sera renouvelé à
intervalles réguliers.
Il y a en revanche une assez grande variété de solutions pour introduire le VPN
dans l’architecture du réseau :
• Couche 3 : introduire le VPN au niveau de la couche réseau (n o 3 du modèle
ISO) semble la solution la plus logique : il s’agit bien de créer un réseau virtuel, après tout. C’est la solution retenue par la pile de protocoles désignés
Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
En fait, la couche IP ne fournit pas de contrôle d’erreur parce que de toute façon
la couche TCP devra en effectuer, ainsi que la vérification du bon ordre de remise
des datagrammes au terminus de la transmission, et que de tels contrôles au niveau
de la couche 3 seraient redondants. Son ascétisme et sa désinvolture confèrent à
la couche IP la simplicité, la légèreté et la souplesse qui font son efficacité.
Les réseaux privés virtuels (VPN)
Au chapitre 4 page 71 nous avons décrit l’usage de techniques cryptographiques
pour le chiffrement de messages individuels, mais ce n’est en aucun cas le seul
usage de cette technique. On peut imaginer, et de plus en plus c’est ce qui sera
réalisé, le chiffrement systématique de toutes les communications en réseau.
Si l’on procède ainsi, chiffrer message par message serait très inefficace : on choisira plutôt de chiffrer le flux de l’ensemble du trafic sur un ou plusieurs itinéraires
donnés, cela constituera un réseau privé virtuel, ou VPN, comme Virtual Private
Network. Il s’agira par exemple d’établir un canal chiffré entre deux nœuds quelconques de l’Internet, ces nœuds pouvant eux-mêmes être des routeurs d’entrée
de réseaux. On aura ainsi établi une sorte de tunnel qui, à travers l’Internet, reliera deux parties éloignées l’une de l’autre du réseau d’une même entreprise pour
donner l’illusion de leur contiguïté. Mais le chiffrement permet aussi d’établir un
VPN personnel pour un utilisateur, par exemple entre son ordinateur portable et
le réseau local de l’entreprise.
Principes du réseau privé virtuel
Le chiffrement est généralement utilisé pour les VPN de la façon suivante : l’algorithme de Diffie-Helmann est utilisé pour procéder au choix d’un secret partagé,
qui constituera une clé de session pour chiffrer le trafic, et qui sera renouvelé à
intervalles réguliers.
Il y a en revanche une assez grande variété de solutions pour introduire le VPN
dans l’architecture du réseau :
• Couche 3 : introduire le VPN au niveau de la couche réseau (n o 3 du modèle
ISO) semble la solution la plus logique : il s’agit bien de créer un réseau virtuel, après tout. C’est la solution retenue par la pile de protocoles désignés
