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Sécurité du réseau
Chapitre 6
Figure 6.1
Un système de communication
à trois couches
De leur côté, les interprètes respectent un protocole de couche 2, qui comporte
sûrement aussi des règles de savoir-vivre (sans doute un peu moins cérémonieuses
que celles de la couche 3), mais surtout le respect des règles de la grammaire
du picto-saintongeais et de la sémantique de son lexique, nécessaires à la bonne
compréhension entre les négociateurs.
La couche 1 pourrait être décrite en termes de larynx, de cordes vocales, de propagation d’ondes sonores dans l’atmosphère.
Notons qu’après avoir prononcé une phrase, disons en langue A, le chef d’État
considéré doit attendre que son interprète l’ait traduite en picto-saintongeais, puis
que l’interprète de l’autre partie l’ait traduite de picto-saintongeais dans la langue
B de l’autre chef d’État, et vice-versa, sans oublier les délais de propagation des
sons qui constituent les paroles dans l’atmosphère (dans le vide, ou sur la lune, ce
dispositif échouerait, il faudrait en imaginer un autre).
Alors que les échanges entre deux interlocuteurs d’une couche donnée sont régis
par un protocole, les échanges entre un chef d’État et son interprète sont régis par
une interface, ainsi, de façon générale, que les échanges entre un agent de la couche
n et un agent de la couche n − 1, du même côté de la communication. Pour que la
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