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Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
constituent des grilles de calcul intercontinentales pour casser les algorithmes, ce
qui est utile aux progrès de la science, mais peu utilisable par des cyber-criminels.
Robustesse du chiffrement asymétrique
La robustesse des cryptosystèmes à clés publiques repose sur deux piliers :
• La confidentialité de la clé privée de celui qui l’utilise ; en effet la divulgation
de cette clé privée réduit à néant la protection offerte par le système.
• Les résultats de la théorie des nombres, ou plutôt l’absence de tels résultats, qui nous dit que la factorisation de très grands nombres est un problème difficile, ainsi d’ailleurs que le problème du logarithme discret (ici, le
terme difficile doit être entendu comme insoluble en pratique). C’est-à-dire
que tous ces systèmes sont à la merci d’un progrès inattendu de la théorie
mathématique, qui viendrait par exemple offrir aux cryptanalystes un nouvel
algorithme de factorisation rapide.
Comme pour le chiffrement symétrique, les nombres choisis comme bases du
système doivent être suffisamment grands pour décourager les attaques par force
brute, et la réalisation des programmes doit être correcte.
Robustesse de l’utilisateur de cryptosystème
Ainsi les deux types de cryptosystèmes obéissent à des critères de robustesse assez
différents, mais la confiance qu’il est possible de leur accorder repose aussi sur un
facteur qu’ils ont en commun : la responsabilité de l’utilisateur. Nous avons déjà
évoqué à la page 14 la thèse de Marcus J. Ranum au sujet de l’éducation des utilisateurs, et nous y reviendrons à la page 224 : si la sûreté de votre système repose sur
l’éducation des utilisateurs, alors il convient d’être inquiet. Un autre cryptologue
célèbre, Bruce Schneier, a écrit un article 3 où il soupèse la confiance que l’on peut
placer dans un autre type de systèmes de sécurité dont nous parlerons plus loin
(page 176), mais son analyse rejoint celle de Ranum sur ce point : les systèmes de
sécurité reposent sur des comportements humains dont il est imprudent de penser
qu’ils seront adoptés toujours et en toutes circonstances :
3 http://www.schneier.com/paper-pki.html
Science de la sécurité du système d’information
Deuxième partie
constituent des grilles de calcul intercontinentales pour casser les algorithmes, ce
qui est utile aux progrès de la science, mais peu utilisable par des cyber-criminels.
Robustesse du chiffrement asymétrique
La robustesse des cryptosystèmes à clés publiques repose sur deux piliers :
• La confidentialité de la clé privée de celui qui l’utilise ; en effet la divulgation
de cette clé privée réduit à néant la protection offerte par le système.
• Les résultats de la théorie des nombres, ou plutôt l’absence de tels résultats, qui nous dit que la factorisation de très grands nombres est un problème difficile, ainsi d’ailleurs que le problème du logarithme discret (ici, le
terme difficile doit être entendu comme insoluble en pratique). C’est-à-dire
que tous ces systèmes sont à la merci d’un progrès inattendu de la théorie
mathématique, qui viendrait par exemple offrir aux cryptanalystes un nouvel
algorithme de factorisation rapide.
Comme pour le chiffrement symétrique, les nombres choisis comme bases du
système doivent être suffisamment grands pour décourager les attaques par force
brute, et la réalisation des programmes doit être correcte.
Robustesse de l’utilisateur de cryptosystème
Ainsi les deux types de cryptosystèmes obéissent à des critères de robustesse assez
différents, mais la confiance qu’il est possible de leur accorder repose aussi sur un
facteur qu’ils ont en commun : la responsabilité de l’utilisateur. Nous avons déjà
évoqué à la page 14 la thèse de Marcus J. Ranum au sujet de l’éducation des utilisateurs, et nous y reviendrons à la page 224 : si la sûreté de votre système repose sur
l’éducation des utilisateurs, alors il convient d’être inquiet. Un autre cryptologue
célèbre, Bruce Schneier, a écrit un article 3 où il soupèse la confiance que l’on peut
placer dans un autre type de systèmes de sécurité dont nous parlerons plus loin
(page 176), mais son analyse rejoint celle de Ranum sur ce point : les systèmes de
sécurité reposent sur des comportements humains dont il est imprudent de penser
qu’ils seront adoptés toujours et en toutes circonstances :
3 http://www.schneier.com/paper-pki.html
