Voir autrement
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niveaux de sensations selon les individus. Partant de cette
constatation, je trouve naturel que mon voisin perçoive
des choses, formes et vibrations qui me sont cachées.
Mon axiome de base a donc été un acte de confiance
ainsi exprimé : « ces couleurs harmoniques existent bien
dans l'invisible». C'est assez vite dit. Aussi, pour avancer
un peu dans la démarche, il fallait d'abord essayer de
définir leur nature, trouver où elles se cachent, puis
tâcher de convaincre un honnête film photographique
de bien vouloir les enregistrer, et surtout de les restituer.
Ceci a demandé cinq années de recherches pour
obtenir des images où l'on puisse identifier en partie ces
phénomènes. Ces harmoniques colorées invisibles aux
yeux représentent un état vibratoire ou une vibration
précise à haute fréquence que le film photographique va
traduire dans un langage qu'il connaît: par une forme,
une densité et une couleur.
Le problème de la concordance de la réalité photographique directement observable avec les perceptions d'un
voyant est un domaine qui demandera probablement des
concertations, mais je sais qu'il existe plus que de simples similitudes. Cela étant dit, cette confrontation sera
d'autant moins simple à réaliser que les voyants euxmêmes ne sont pas toujours d'accord entre eux. Et
comme il n'y a aucune norme dans ce domaine, il faut
bien s'aligner sur ceux qui possèdent la plus grande
audience. Il existe donc quelques ouvrages qui font référence et que chaque candidat à l'observation des auras
connaît par cœur. Mais la sensation de la perception
n'étant pas la perception, il faudra accorder encore bien
des violons avant que l'on en sache davantage sur ces
énergies subtiles.
Et le saura-t-on vraiment? J'en doute, car la vision de
l'aura d'une personne pose des problèmes que peu
d'observateurs ont souligné.
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