Introduction
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de paix, ou de recul. Les urbanités d'usages gomment
vite ces perceptions. Pourtant, après cette visite, il restera pour la plupart d'entre nous un fichier sur ce lieu,
souvent assez précis, et qui se révélera dans nos souvenirs comme indépendant de celui de ses habitants.
Au cours de nos activités journalières, nous identifions facilement les endroits où nous nous sentons bien,
comme ceux que nous avons envie de quitter rapidement. Il n'existe pas d'appareil pour mesurer le bienêtre, pas plus que le mal-être. Ce ne sont d'ailleurs pas
des notions scientifiques ou quantifiables.
Cette approche de ces réalités sans un outillage
conventionnel pour les appréhender est déjà déconcertante pour beaucoup d'entre nous. Qu'on le veuille ou
non, il est impossible d'occulter ces notions, comme on
ne peut en détourner les yeux : nous y sommes
confrontés en permanence, de jour comme de nuit. Car
cela se passe sous nos toits.
Dans chaque maison, il existe des endroits privilégiés
où nous aimons nous détendre, d'autres que nous évitons inconsciemment et qui sont souvent fréquentés par
nos chats. S'il ne s'agissait que d'une gêne passagère,
nous pourrions facilement nous en accommoder, mais
il y a plus grave.
Il y a des nuits d'insomnie sans que l'on sache pourquoi, des enfants toujours malades, des lieux où l'on se
sent fatigués juste en poussant la porte. Il existe des maisons « éiectriques » où le moindre incident dégénère en
disputes, d'autres où le pourcentage de cancéreux est
supérieur à la moyenne. Il est facile de constater que les
choses s'arrangent pendant les vacances. Un séjour à la
campagne, à la montagne ou à la mer redonne le tonus
et la joie de vivre à tous les déprimés. Ce changement
d'air et de cadre de vie a permis de se ressourcer. Mais
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