Le fonctionnement du menhir
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moins dans notre champ de mesure autour du menhir
(voir figure 7).
Il chute brutalement à 12/13 000 de chaque côté du
pinceau, comme s'il était tranché par des murs invisibles. Cette face d'émission possède une forme particulière: elle est bombée, comme un phare de voiture,
pourrions-nous dire. Poursuivant notre tour du menhir,
l'antenne en batterie, nous la voyons cette fois se diriger
vers le centre de la pierre. Un mouvement rapide, et elle
revient en position d'attente. Cela signifie qu'elle reçoit
le courant tellurique relayé par un autre émetteur, sous
un angle très aigu. Un premier relèvement dans le 40°
suivi d'un report sur la carte indique que le relais en
question se nomme la croix de Launay, qu'elle se trouve
donc dans le nord-est, à 4,1 km de nous.
Une seconde réception dans le 72° nous indique
l'église de Baguer-Pican à 3,5 km. Enfin, une troisième
dans le 125°, celle d'Épiniac, située dans le sud-est, à
4 km (voir figure 7).
Restons sur la carte un moment et constatons que l'un
des plus grands sites cosmotelluriques du nord de laBretagne: le Mont-Dol, se trouve à 4,3 km du menhir de
Champ-Dolent.
Nous avons retrouvé des caractéristiques similaires
auprès de l'autre grand menhir breton, celui de Kerloas.
Il possède, lui aussi, une face bombée qui émet de 16 000
à 33 000 ub selon la fréquence de 8 secondes entre les
relèvements 35° et 335°. Dans toute sa périphérie, hormis
cet angle, il émet une vibration uniforme et stable de
12 000 ub.
Revenons au Champ-Dolent.
Le fait de passer de 12 000 à 33 000 ub sans transition
est franchement éprouvant et comme si cela ne suffisait
pas, le grand menhir nous a préparé quelques surprises.
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