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le souffle de la Terre
sible de les éviter, et elles écrasent l'imprudent sauf ...
Sauf si l'avisé chasseur est protégé par une branche
d'aubépine entrelacée de trèfles à cinq feuilles. Et voilà,
dans ces quelques lignes, l'essentiel à été dit. Risquons
quelques commentaires.
Tout d'abord, les pierres levées sont assimilées à des
fées. Autrement dit à des entités douées de pouvoirs
extraordinaires, ce qui est tout à fait le cas, comme nous
le verrons bientôt. Le mot « fée » a son importance, car
il s'agit de créatures qui font, dit-on, la liaison entre différents mondes. Elles sont en quelque sorte nos contacts,
nos messagères, nos mésanges. Il est d'ailleurs intéressant de constater la prolifération de cette appellation
dans notre pays.
Les pierres vont se désaltérer à la rivière ... Nous voilà
en présence d'un courant d'eau. Aller boire signifie que
l'eau est indispensable à la vie et la légende souligne le
fait que cette action implique un mouvement de la part
de la pierre vers l'eau : elle joue un rôle actif dans cette
histoire comme nous le verrons bientôt.
La date choisie est significative puisqu'elle situe
l'action au solstice d'hiver: l'un des moments forts de
l'année. Elle nous apprend que les grands mouvements
cosmiques ont une incidence certaine sur le travail des
mégalithes. En fait ces périodes astronomiques particulières ont toujours marqué les humains et sont donc célébrées dans la plupart des religions. Nous retrouvons à
cette date la fête celtique de Génimalakta (Ginivelezh),
qui représente la nuit de la grande naissance. Ailleurs,
on fête la naissance du dieu Mithra, et depuis la nouvelle
ère, notre pays célèbre l'incarnation de Jésus le Christ.
À ce niveau, le menhir participe bien selon la légende,
à la manifestation d'un événement cosmique, variable à
tous moments, et dont l'apex se situe néanmoins à des
mouvements astraux remarquables. Nous avons noté
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