• Débitage Levallois à éclat préférentiel
(fig. 22 : 2a, fig. 23 et fig. 26 : 1)
L'objectif, dans ce cas, est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage
préparée. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en
principe dévolue, et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. La figure 14
montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes,
alors qu'en "b", sont indiquées la préparation du plan de frappe, toujours par enlèvements
centripètes, et la mise en forme finale de la surface de débitage. Enfin en "c", c'est
l'opération de détachement de l'éclat. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un
autre éclat, l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus.
Cette méthode est dénommée linéale
lorsque, dans un même ensemble, des produits
débités correspondent à un seul éclat par surface préparée.
• Débitage Levallois à éclats multiples
(fig. 22 : 2b, 3b, 4b et fig. 24)
La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois,
chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne
l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente.
La figure 24 montre en "a" et "b" la mise en place des deux surfaces convexes,
en "c" la mise en forme finale de la surface de débitage, en "d" et "e" le détachement
de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas).
Dans la méthode Levallois récurrente, les éclats "multiples" ont des morphologies
différentes selon l'orientation de leur détachement, l'emplacement et l'importance donnés
au(x) plan(s) de frappe.
1. Méthode Levallois récurrente unipolaire
Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements, ils tendent à être
allongés, le plan de frappe est limité. Si la direction des enlèvements tend à converger,
les éclats ont une forme triangulaire. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma
de taille, plus rarement d'une préparation bipolaire. Cette méthode existe, par exemple,
dans la région soudano-égyptienne
61
et au Proche-Orient
62
(fig. 26 : 2).
2. Méthode Levallois récurrente bipolaire
(fig. 22 : 4b)
On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels
opposés, les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. Le
schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans
le débitage Levallois de lames, les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces
convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire).
3. Méthode Levallois récurrente centripète
(fig. 24)
Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être
utilisé. Attention, il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde, le
caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours
maintenue dans le même plan de débitage.
4. Pointe Levallois
Plus que dans toute autre méthode Levallois, la prédétermination de la
morphologie d'une pointe Levallois, et particulièrement de sa délinéation, est liée au
dessin des nervures sur le nucléus (fig. 25). Comme les ondes de fracture ont tendance
à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de
préparation Levallois), un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura
61 Marks, 1968 : 315-323.
62 Meignen, sous-presse.
68
(fig. 22 : 2a, fig. 23 et fig. 26 : 1)
L'objectif, dans ce cas, est l'obtention d'un seul éclat par surface de débitage
préparée. Le talon de l'éclat est restreint par rapport à la surface totale qui lui est en
principe dévolue, et l'éclat recoupe l'essentiel de la surface de débitage. La figure 14
montre en "a" la mise en place des deux surfaces convexes par enlèvements centripètes,
alors qu'en "b", sont indiquées la préparation du plan de frappe, toujours par enlèvements
centripètes, et la mise en forme finale de la surface de débitage. Enfin en "c", c'est
l'opération de détachement de l'éclat. Si le volume du nucléus permet l'obtention d'un
autre éclat, l'opération est menée à nouveau en recommençant totalement le processus.
Cette méthode est dénommée linéale
lorsque, dans un même ensemble, des produits
débités correspondent à un seul éclat par surface préparée.
• Débitage Levallois à éclats multiples
(fig. 22 : 2b, 3b, 4b et fig. 24)
La surface Levallois est alors conçue pour obtenir une série d'éclats Levallois,
chacun des enlèvements est fonction de l'enlèvement précédent et conditionne
l'enlèvement suivant : ce débitage est dénommé méthode Levallois récurrente.
La figure 24 montre en "a" et "b" la mise en place des deux surfaces convexes,
en "c" la mise en forme finale de la surface de débitage, en "d" et "e" le détachement
de plusieurs éclats Levallois (centripètes dans ce cas).
Dans la méthode Levallois récurrente, les éclats "multiples" ont des morphologies
différentes selon l'orientation de leur détachement, l'emplacement et l'importance donnés
au(x) plan(s) de frappe.
1. Méthode Levallois récurrente unipolaire
Dans ce cas les éclats ont une seule direction d'enlèvements, ils tendent à être
allongés, le plan de frappe est limité. Si la direction des enlèvements tend à converger,
les éclats ont une forme triangulaire. Les pointes Levallois relèvent souvent de ce schéma
de taille, plus rarement d'une préparation bipolaire. Cette méthode existe, par exemple,
dans la région soudano-égyptienne
61
et au Proche-Orient
62
(fig. 26 : 2).
2. Méthode Levallois récurrente bipolaire
(fig. 22 : 4b)
On observe dans ce cas des éclats provenant de deux plans de frappe préférentiels
opposés, les directions des enlèvements se lisant sur les faces supérieures des éclats. Le
schéma traditionnel des lames Levallois relève de cette méthode : on notera que dans
le débitage Levallois de lames, les arêtes créées par l'intersection des deux surfaces
convexes ne servent pas de lame à crête (voir débitage laminaire).
3. Méthode Levallois récurrente centripète
(fig. 24)
Dans ce cas le pourtour de toute la surface dévolue au plan de frappe peut être
utilisé. Attention, il ne faut pas confondre cette méthode avec un débitage discoïde, le
caractère Levallois résidant dans l'exploitation de la surface de débitage qui est toujours
maintenue dans le même plan de débitage.
4. Pointe Levallois
Plus que dans toute autre méthode Levallois, la prédétermination de la
morphologie d'une pointe Levallois, et particulièrement de sa délinéation, est liée au
dessin des nervures sur le nucléus (fig. 25). Comme les ondes de fracture ont tendance
à se développer en suivant ces nervures (formées par les plans sécants des négatifs de
préparation Levallois), un éclat débité suivant la direction d'une nervure rectiligne aura
61 Marks, 1968 : 315-323.
62 Meignen, sous-presse.
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