CÔNE. S'utilise pour désigner le relief qui,
dans certains cas, unit le talon au bulbe .
Ce terme est réellement approprié dans le
cas d'un "cône incipient"
128
: fissure qui
se développe suivant un cône de
révolution à partir de la surface d'une
matière première quand la percussion (au
percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie
d'un enlèvement.
CONTINU(E). Technologiquement, s'oppose à "discontinue"
129 . Quand ce dernier
terme ne sera pas employé, la continuité
des enlèvements sera alors simplement
sous-entendue, car l'expression
"retouches continues" a été dotée d'un sens
bien particulier, qui a trait à la typologie
130 .
CONTRE-BULBE. Empreinte en creux (ou
négatif) du bulb e d'un éclat (fig. 20).
CORNICHE. Partie saillante qui couronne
un nucléus. Correspond au surplomb du
plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus
des contre-bulbe s (fig. 20). Son abrasio n
facilite grandement le débitage surtout
dans le cas de percussion directe au
percuteur
tendre.
Elle
n'est
pas
indispensable dans le cas de percussion
au percuteur dur ou de débitage par
pression. La présence ou l'absence
d'abrasion peut donc constituer un
indicateur de technique de débitage et/ou
d'un procédé technique.
CORTEX.
Altération plus ou moins
profonde de la partie externe d'un bloc
de matière première brute, qui correspond
à la "patine" des géologues. Le terme
patine a pour les préhistoriens un sens
différent et le terme néocortex (p. 93)
tend à s'employer.
CORTICAL(E). Désigne la présence de
cortex. Suivant son étendue et sa
localisation, on parlera de réserve
corticale, de base ou de talon cortical, de
face entièrement corticale.
128 Breuil, 1932.
129 Pour Laplace (1964), s'oppose à denticulé.
130 Sonne ville-Bordes, Perret 1956; Tixier, 1963.
COUVRANT(E).
Terme
caractérisant
l'étendue des enlèvements (fig. 64 : 4).
CRAN. Terme de délinéatio n d'un bord.
Ligne régulière d'enlèvements qui entaille
brusquement un bord et se prolonge
obligatoirement jusqu'à une de ses
extrémités (fig. 62 : 7).
CRÊTE. Terme qui s'applique à la mise
- ou la remise - en forme d'un nucléus en
vue de débitage de lames (ou de
lamelles). Il s'agit de créer,
par
enlèvements le plus souvent bifaciaux,
une arête , qui sera alors limitée par deux
séries de contre-bulbes (fig. 61 : 1). Cette
arête permettra de faire "filer", en la
guidant, une première lame : l a lam e à
crête, ou crête d'entame, qui aura
forcément une section triangulaire, les
deux versants de la face supérieure de
cette lame étant la partie ôtée de la crête
(fig. 61 : 2).
Il peut arriver que la morphologie de la
matière première brute ne nécessite
aucune préparation ; on parlera alors de
"crête naturelle". Il peut arriver aussi que
la préparation d'une crête ne nécessite des
enlèvements que sur un seul versan t de
la future crête, soit que la forme de la
matière brute s'y prête, soit, comme il
peut arriver dans le cas d'une remise en
forme en cours de débitage, que les
enlèvements de préparation aient été faits
en prenant un négatif de lame comme
plan de frappe (fig. 61 : 5). On aura alors
une lame à crête dont un des versants sera
lisse (fig. 61 : 6a, 6b).
Une crête peut aussi être une simple
participation à la mise en forme d'un
nucléus, sans être destinée à guider une
lame à crête :
- c'est le cas des nucléus levai]ois à
lames ou des "livres de beurre" ;
- au
Paléolithique
supérieur
tout
particulièrement, il arrive qu'une seule
des deux (ou des trois) crêtes de mise en
forme d'un nucléus soit destinée à guider
la première lame (crête d'entame), la ou
les crêtes opposées ayant seulement pour
effet
d'équilibrer
précisément
la
morphologie du nucléus, pour faciliter
une bonne prise en mains, ou, pourquoi
pas dans certain cas, pour permettre une
meilleure immobilisation du nucléus.
141
dans certains cas, unit le talon au bulbe .
Ce terme est réellement approprié dans le
cas d'un "cône incipient"
128
: fissure qui
se développe suivant un cône de
révolution à partir de la surface d'une
matière première quand la percussion (au
percuteur dur ou tendre) n'est pas suivie
d'un enlèvement.
CONTINU(E). Technologiquement, s'oppose à "discontinue"
129 . Quand ce dernier
terme ne sera pas employé, la continuité
des enlèvements sera alors simplement
sous-entendue, car l'expression
"retouches continues" a été dotée d'un sens
bien particulier, qui a trait à la typologie
130 .
CONTRE-BULBE. Empreinte en creux (ou
négatif) du bulb e d'un éclat (fig. 20).
CORNICHE. Partie saillante qui couronne
un nucléus. Correspond au surplomb du
plan d e frapp e ou de pressio n au-dessus
des contre-bulbe s (fig. 20). Son abrasio n
facilite grandement le débitage surtout
dans le cas de percussion directe au
percuteur
tendre.
Elle
n'est
pas
indispensable dans le cas de percussion
au percuteur dur ou de débitage par
pression. La présence ou l'absence
d'abrasion peut donc constituer un
indicateur de technique de débitage et/ou
d'un procédé technique.
CORTEX.
Altération plus ou moins
profonde de la partie externe d'un bloc
de matière première brute, qui correspond
à la "patine" des géologues. Le terme
patine a pour les préhistoriens un sens
différent et le terme néocortex (p. 93)
tend à s'employer.
CORTICAL(E). Désigne la présence de
cortex. Suivant son étendue et sa
localisation, on parlera de réserve
corticale, de base ou de talon cortical, de
face entièrement corticale.
128 Breuil, 1932.
129 Pour Laplace (1964), s'oppose à denticulé.
130 Sonne ville-Bordes, Perret 1956; Tixier, 1963.
COUVRANT(E).
Terme
caractérisant
l'étendue des enlèvements (fig. 64 : 4).
CRAN. Terme de délinéatio n d'un bord.
Ligne régulière d'enlèvements qui entaille
brusquement un bord et se prolonge
obligatoirement jusqu'à une de ses
extrémités (fig. 62 : 7).
CRÊTE. Terme qui s'applique à la mise
- ou la remise - en forme d'un nucléus en
vue de débitage de lames (ou de
lamelles). Il s'agit de créer,
par
enlèvements le plus souvent bifaciaux,
une arête , qui sera alors limitée par deux
séries de contre-bulbes (fig. 61 : 1). Cette
arête permettra de faire "filer", en la
guidant, une première lame : l a lam e à
crête, ou crête d'entame, qui aura
forcément une section triangulaire, les
deux versants de la face supérieure de
cette lame étant la partie ôtée de la crête
(fig. 61 : 2).
Il peut arriver que la morphologie de la
matière première brute ne nécessite
aucune préparation ; on parlera alors de
"crête naturelle". Il peut arriver aussi que
la préparation d'une crête ne nécessite des
enlèvements que sur un seul versan t de
la future crête, soit que la forme de la
matière brute s'y prête, soit, comme il
peut arriver dans le cas d'une remise en
forme en cours de débitage, que les
enlèvements de préparation aient été faits
en prenant un négatif de lame comme
plan de frappe (fig. 61 : 5). On aura alors
une lame à crête dont un des versants sera
lisse (fig. 61 : 6a, 6b).
Une crête peut aussi être une simple
participation à la mise en forme d'un
nucléus, sans être destinée à guider une
lame à crête :
- c'est le cas des nucléus levai]ois à
lames ou des "livres de beurre" ;
- au
Paléolithique
supérieur
tout
particulièrement, il arrive qu'une seule
des deux (ou des trois) crêtes de mise en
forme d'un nucléus soit destinée à guider
la première lame (crête d'entame), la ou
les crêtes opposées ayant seulement pour
effet
d'équilibrer
précisément
la
morphologie du nucléus, pour faciliter
une bonne prise en mains, ou, pourquoi
pas dans certain cas, pour permettre une
meilleure immobilisation du nucléus.
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