CHUTE D E BURIN . Partie d'un support qui
en a été détaché par la technique du "coup
de burin" (voir burin) . Brute de taille, elle
présentera donc toutes les caractéristiques
d'un éclat au sens large (fig. 60).
Il a été longtemps convenu d'appeler cet
objet "lamelle de coup de burin". En 1954
E.-G. Gobert fit remarquer que ce ne sont
pas toujours des lamelles. "Elles n'ont
pas les deux tranchants des lamelles"
123
.
L'expression
"chute de burin", ou
simplement "chute", désignera donc les
fragments détachés des burins lors de leur
fabrication ou de leur affûtage.
L'idée de répétition contenue dans le
terme "recoupe", proposé par E.-G.
Gobert
124 , a incité à restreindre le sens de
ce mot aux seules chutes provenant de
l'affûtage, donc aux fragments qui ont été
détachés,
sur
le
même
bord,
postérieurement au premier coup de
burin.
Chutes premières
La chute du premier coup de burin aura
en principe une section triangulaire quand
elle aura emporté une portion de tranchant
brut.
Quand le bord du support aura été
préparé, sa section sera trapézoïdale.
Cette méthode permet, en régularisant le
bord, de faire "filer" plus loin l'enlèvement.
Dans ce cas les enlèvements de cette
préparation ne pourront en aucun cas
intéresser la face inférieure de la chute,
qui sera alors dite "préparée". Il faut être
très attentif en présence de ces objets qui
peuvent être confondus avec des lamelles
à bord abattu, faute d'avoir vérifié le
caractère "vierge de toute retouche" - ou
départ de retouche - de la face inférieure
(fig. 60 : 8, 9).
Recoupes
Une chute ne sera dénommée recoupe
qu'après l'identification sur sa face
supérieure d'au moins un pan de burin
antérieur. Une "chute deuxième" sera
donc une recoupe première, ainsi de suite,
quand la détermination de l'ordre des
coups de burin d'après les chutes
s'avérera possible, ce qui n'est pas
toujours le cas (fig. 60 : 2, 3).
123 Gobert, 1954 : 447. note 2 et fig. 2.
124 Gobert, 1954 : 447.
Chutes outrepassées
Un accident fréquent est celui de
l'outrepassage des chutes qui, au lieu de
se terminer sur le bord le long duquel
elles ont été tirées, ont emporté toute
extrémité de l'outil en allant recouper le
bord opposé (voir outrepassé ) (fig. 60 : 4,
5).
Chutes réfléchies
Accident contraire du précédent, où la
chute se trouve raccourcie par un brusque
rebroussement et laisse sur le burin une
sorte de "crochet" caractéristique. Voir
réfléchi (fig. 60 : 6).
Chutes torses
Elles proviennent d'un plan de fracture
hélicoïdal, non intentionnel, lors de leur
détachement (fig. 60 : 7).
L'observation
attentive
des
chutes
renseignera
sur les techniques
et
méthodes d'obtention, d'affûtage et de
transformation des burins dans tel ou tel
ensemble industriel.
CINTRAGE.
Courbure
convexe
des
surfaces de débitage d'un nucléus à lames
perpendiculairement à la direction du
débitage (dans un plan transversal)
(fig. 61 : 6)
125 .
CISEAU. Ce terme est ambigu car il
désigne à la fois un type d'outil de pierre
(taillé ou poli)
126
et un instrument de
tailleur (voir punch) .
CLACTONIEN(NE). 1. Qualifie une coche
obtenue par un seul coup de percuteur,
quelque soit le support, la civilisation ou
le lieu (fig. 34 : 4).
2. Qualifie aussi un mode de débitage
127 .
COCHE (O
U ENCOCHE)
.
Terme de
délinéation d'un bord, indiquant une
entaille nette, généralement concave,
parfois en "V", à petit rayon de courbure,
obtenue selon diverses techniques de
retouches (fig. 34 : 4) (voir notamment
clactonien(ne)).
CONCHOÏDE. Synonyme de bulbe . Peu
usité.
125 Cahen, 1984.
126 Brézillon, 1968 : 195.
127 Turq, 1988.
140
en a été détaché par la technique du "coup
de burin" (voir burin) . Brute de taille, elle
présentera donc toutes les caractéristiques
d'un éclat au sens large (fig. 60).
Il a été longtemps convenu d'appeler cet
objet "lamelle de coup de burin". En 1954
E.-G. Gobert fit remarquer que ce ne sont
pas toujours des lamelles. "Elles n'ont
pas les deux tranchants des lamelles"
123
.
L'expression
"chute de burin", ou
simplement "chute", désignera donc les
fragments détachés des burins lors de leur
fabrication ou de leur affûtage.
L'idée de répétition contenue dans le
terme "recoupe", proposé par E.-G.
Gobert
124 , a incité à restreindre le sens de
ce mot aux seules chutes provenant de
l'affûtage, donc aux fragments qui ont été
détachés,
sur
le
même
bord,
postérieurement au premier coup de
burin.
Chutes premières
La chute du premier coup de burin aura
en principe une section triangulaire quand
elle aura emporté une portion de tranchant
brut.
Quand le bord du support aura été
préparé, sa section sera trapézoïdale.
Cette méthode permet, en régularisant le
bord, de faire "filer" plus loin l'enlèvement.
Dans ce cas les enlèvements de cette
préparation ne pourront en aucun cas
intéresser la face inférieure de la chute,
qui sera alors dite "préparée". Il faut être
très attentif en présence de ces objets qui
peuvent être confondus avec des lamelles
à bord abattu, faute d'avoir vérifié le
caractère "vierge de toute retouche" - ou
départ de retouche - de la face inférieure
(fig. 60 : 8, 9).
Recoupes
Une chute ne sera dénommée recoupe
qu'après l'identification sur sa face
supérieure d'au moins un pan de burin
antérieur. Une "chute deuxième" sera
donc une recoupe première, ainsi de suite,
quand la détermination de l'ordre des
coups de burin d'après les chutes
s'avérera possible, ce qui n'est pas
toujours le cas (fig. 60 : 2, 3).
123 Gobert, 1954 : 447. note 2 et fig. 2.
124 Gobert, 1954 : 447.
Chutes outrepassées
Un accident fréquent est celui de
l'outrepassage des chutes qui, au lieu de
se terminer sur le bord le long duquel
elles ont été tirées, ont emporté toute
extrémité de l'outil en allant recouper le
bord opposé (voir outrepassé ) (fig. 60 : 4,
5).
Chutes réfléchies
Accident contraire du précédent, où la
chute se trouve raccourcie par un brusque
rebroussement et laisse sur le burin une
sorte de "crochet" caractéristique. Voir
réfléchi (fig. 60 : 6).
Chutes torses
Elles proviennent d'un plan de fracture
hélicoïdal, non intentionnel, lors de leur
détachement (fig. 60 : 7).
L'observation
attentive
des
chutes
renseignera
sur les techniques
et
méthodes d'obtention, d'affûtage et de
transformation des burins dans tel ou tel
ensemble industriel.
CINTRAGE.
Courbure
convexe
des
surfaces de débitage d'un nucléus à lames
perpendiculairement à la direction du
débitage (dans un plan transversal)
(fig. 61 : 6)
125 .
CISEAU. Ce terme est ambigu car il
désigne à la fois un type d'outil de pierre
(taillé ou poli)
126
et un instrument de
tailleur (voir punch) .
CLACTONIEN(NE). 1. Qualifie une coche
obtenue par un seul coup de percuteur,
quelque soit le support, la civilisation ou
le lieu (fig. 34 : 4).
2. Qualifie aussi un mode de débitage
127 .
COCHE (O
U ENCOCHE)
.
Terme de
délinéation d'un bord, indiquant une
entaille nette, généralement concave,
parfois en "V", à petit rayon de courbure,
obtenue selon diverses techniques de
retouches (fig. 34 : 4) (voir notamment
clactonien(ne)).
CONCHOÏDE. Synonyme de bulbe . Peu
usité.
125 Cahen, 1984.
126 Brézillon, 1968 : 195.
127 Turq, 1988.
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