La mise en place des ombres
On ne dessine que l'ombre propre, c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet
lui-même.
Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon, en hachures légères ou
aplat de gris.
Conventionnellement, la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest,
c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°, de haut en bas, de
gauche à droite. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise
en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner.
Dans le tracé des ombres, il faut rechercher la séparatrice, c'est-à-dire la ligne
qui sépare la lumière et les ombres. Pour cela, observer l'objet en fermant un œil
complètement et l'autre à moitié. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus
que les grandes masses. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la
progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé?
Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories :
- les valeurs de lumière, parties directement touchées par la lumière. Si la surface
est lisse, la lumière s'y reflète et y rayonne. Les zones d'ombre diffusent toujours
légèrement sur la lumière. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils
ne paraissent pour obtenir le relief souhaité ;
- les valeurs de pénombre, parties encore éclairées directement, mais avec moins
d'intensité;
- les valeurs d'ombre, parties que la lumière n'atteint pas directement;
- les valeurs de reflets, parties dans l'ombre, mais qui reçoivent indirectement
un peu de lumière.
On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre.
4.3. L e dessi n à l'encr e
C'est la réalisation du dessin définitif (fig. 45 : 3). Les contours et les nervures
sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Certains dessinateurs font varier
l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre), pour créer un
impression de relief. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle
est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours.
Inspirés par les techniques de gravure, les premiers dessinateurs d'objets Ethiques
ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le
modelé, la matière et la taille. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour
rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. Les valeurs de gris sont rendues
en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Pour la
technologie lithique, les hachures ont une double fonction. Elles rendent le relief et sont
symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. On les
nomme ainsi hachures valorisantes.
Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la
matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Elles ont pour origine le point
d'impact et se développent concentriquement. Plus on est près du point d'impact, plus
les hachures sont courbes. Plus on est éloigné du point d'impact, plus elles tendent vers
des lignes très peu courbes, mais jamais rectilignes. Sur un même dessin, ce procédé
permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par
rapport aux autres.
Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. L'épaisseur du trait est
décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Seul le
dessin à la plume autorise ce type de tracé. La pression de la main permet d'élargir ou
de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable.
Les hachures sont parallèles entre elles.
En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure, les valeurs d'ombre et de
lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. 47), la longueur des
hachures, leur épaisseur et leur fréquence :
119
On ne dessine que l'ombre propre, c'est-à-dire celle qui se trouve sur l'objet
lui-même.
Elle exprime le volume et elle est réalisée au crayon, en hachures légères ou
aplat de gris.
Conventionnellement, la lumière éclairant un objet se fait par le nord-ouest,
c'est-à-dire par des rayons parallèles suivant une inclinaison à 45°, de haut en bas, de
gauche à droite. On peut simuler cet éclairage à l'aide d'une lampe d'architecte mise
en place convenablement au-dessus de la face de l'objet à dessiner.
Dans le tracé des ombres, il faut rechercher la séparatrice, c'est-à-dire la ligne
qui sépare la lumière et les ombres. Pour cela, observer l'objet en fermant un œil
complètement et l'autre à moitié. Les détails ne se distinguent plus : on ne voit plus
que les grandes masses. Où est la tache la plus claire et la plus foncée? Quelle est la
progression des valeurs intermédiaires entre le clair et le foncé?
Les valeurs du clair-obscur se répartissent en quatre catégories :
- les valeurs de lumière, parties directement touchées par la lumière. Si la surface
est lisse, la lumière s'y reflète et y rayonne. Les zones d'ombre diffusent toujours
légèrement sur la lumière. On traite l'ombre en réservant les clairs plus étendus qu'ils
ne paraissent pour obtenir le relief souhaité ;
- les valeurs de pénombre, parties encore éclairées directement, mais avec moins
d'intensité;
- les valeurs d'ombre, parties que la lumière n'atteint pas directement;
- les valeurs de reflets, parties dans l'ombre, mais qui reçoivent indirectement
un peu de lumière.
On respecte ces valeurs dans le traitement à l'encre.
4.3. L e dessi n à l'encr e
C'est la réalisation du dessin définitif (fig. 45 : 3). Les contours et les nervures
sont réalisés en traits pleins d'épaisseur constante. Certains dessinateurs font varier
l'épaisseur des traits des nervures (plus épais dans les zones d'ombre), pour créer un
impression de relief. Cette technique a tendance à rendre imprécis le trait épaissi et elle
est donc à déconseiller pour ne pas nuire à la précision des contours.
Inspirés par les techniques de gravure, les premiers dessinateurs d'objets Ethiques
ont mis au point une représentation adaptée aux études préhistoriques exprimant le
modelé, la matière et la taille. Les hachures parallèles réalisées par les graveurs pour
rendre le volume sont rectilignes et d'épaisseur constante. Les valeurs de gris sont rendues
en croisant de manière plus ou moins complexe des réseaux de traits parallèles. Pour la
technologie lithique, les hachures ont une double fonction. Elles rendent le relief et sont
symboliquement utilisées pour montrer la manière dont a été fabriqué l'objet. On les
nomme ainsi hachures valorisantes.
Elles représentent l'onde de choc à l'intérieur de la
matière qui a permis le détachement d'un enlèvement. Elles ont pour origine le point
d'impact et se développent concentriquement. Plus on est près du point d'impact, plus
les hachures sont courbes. Plus on est éloigné du point d'impact, plus elles tendent vers
des lignes très peu courbes, mais jamais rectilignes. Sur un même dessin, ce procédé
permet de montrer les contre-bulbes et ainsi l'antériorité des gestes de taille les uns par
rapport aux autres.
Ces hachures sont réalisées en trait plein-délié. L'épaisseur du trait est
décroissante : il part d'une base épaisse pour finir en une extrémité très fine. Seul le
dessin à la plume autorise ce type de tracé. La pression de la main permet d'élargir ou
de resserrer les deux becs de la pointe afin de produire un trait d'épaisseur variable.
Les hachures sont parallèles entre elles.
En fonction du relief rendu au crayon sur l'épure, les valeurs d'ombre et de
lumière sont exprimées en faisant varier différents paramètres (fig. 47), la longueur des
hachures, leur épaisseur et leur fréquence :
119
