4. Un e techniqu e graphiqu e
L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables sans
lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. 45) :
- le croquis;
- le dessin au crayon;
- le dessin à l'encre.
4.1. L e croqui s
Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des
vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. 45 : 1). Il est réalisé au jugé, à main
libre et respecte autant que possible les proportions. A l'aide de flèches, on indique le
sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille, visibles à la surface de
l'objet. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est
présent.
4.2. L e dessi n a u crayo n
Il se réalise en trois étapes (fig. 45 : 2) :
- le dessin des contours;
- le dessin des nervures;
- la mise en place des ombres.
Le dessin des contours
(fig. 46 : 1 et 2)
C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend
la bonne conduite de l'ensemble du dessin.
La technique de construction des contours est la même pour toutes les vues
qu'elles soient de face, de profil ou en bout. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille
de dessin, la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. A l'aide d'un dièdre (une fiche
bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce, on réalise la projection
orthogonale du contour de l'objet sur le papier. Lorsque le dièdre rencontre une nervure,
on la signale par un petit trait de rappel. Quand un nombre suffisant de points pour
décrire fidèlement le contour est projeté, on relie alors les points entre eux. Cette
opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de
précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de
la morphologie du bord de l'objet.
Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur
les bords de l'objet est à proscrire. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de
la délinéation en l'élargissant, les angles sont émoussés et la profondeur des concavités
diminuée. La projection n'est jamais orthogonale, compromettant la suite du dessin.
Le dessin des nervures
(fig. 46 : 3 et 4)
Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale, c'est-à-dire semblables à
une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet, la vue que l'on
veut réaliser orientée vers soi. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple
au plus complexe.
On commence par dessiner les principales nervures, celles qui limitent les négatifs
des plus grands enlèvements. On termine par le dessin des nervures délimitant les
retouches, des plus grandes au plus petites.
Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report.
La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Pour
les pièces de grande dimension, pour plus de précision, quelques points remarquables
(intersection de deux nervures, limite de surface corticale, etc.) sont reportés à l'aide
d'un compas et de deux dièdres.
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L'élaboration de tout dessin se déroule en trois étapes indissociables sans
lesquelles aucune illustration ne pourrait être menée à bien (fig. 45) :
- le croquis;
- le dessin au crayon;
- le dessin à l'encre.
4.1. L e croqui s
Le croquis est en fait une méthode d'observation qui aide à faire le choix des
vues suffisantes pour la description de l'objet (fig. 45 : 1). Il est réalisé au jugé, à main
libre et respecte autant que possible les proportions. A l'aide de flèches, on indique le
sens et l'orientation des négatifs et positifs issus de la taille, visibles à la surface de
l'objet. La flèche est agrémentée d'un point lorsque le bulbe ou le contre-bulbe est
présent.
4.2. L e dessi n a u crayo n
Il se réalise en trois étapes (fig. 45 : 2) :
- le dessin des contours;
- le dessin des nervures;
- la mise en place des ombres.
Le dessin des contours
(fig. 46 : 1 et 2)
C'est du soin et de la précision apportés à la réalisation des contours que dépend
la bonne conduite de l'ensemble du dessin.
La technique de construction des contours est la même pour toutes les vues
qu'elles soient de face, de profil ou en bout. L'objet est calé à l'horizontale sur la feuille
de dessin, la face que l'on veut dessiner dirigée vers soi. A l'aide d'un dièdre (une fiche
bristol pliée en deux) appliqué sur tout le pourtour de la pièce, on réalise la projection
orthogonale du contour de l'objet sur le papier. Lorsque le dièdre rencontre une nervure,
on la signale par un petit trait de rappel. Quand un nombre suffisant de points pour
décrire fidèlement le contour est projeté, on relie alors les points entre eux. Cette
opération permet d'obtenir une délinéation correcte à laquelle on apporte encore plus de
précision en reportant au fur et à mesure les micro-détails (de l'ordre du millimètre) de
la morphologie du bord de l'objet.
Le dessin du contour réalisé d'un rapide coup de crayon circulaire appliqué sur
les bords de l'objet est à proscrire. L'épaisseur du crayon va déformer la dimension de
la délinéation en l'élargissant, les angles sont émoussés et la profondeur des concavités
diminuée. La projection n'est jamais orthogonale, compromettant la suite du dessin.
Le dessin des nervures
(fig. 46 : 3 et 4)
Elles sont dessinées dans leur projection orthogonale, c'est-à-dire semblables à
une image perçue par le regard placé verticalement au-dessus de l'objet, la vue que l'on
veut réaliser orientée vers soi. Le dessin est plus précis si on procède du plus simple
au plus complexe.
On commence par dessiner les principales nervures, celles qui limitent les négatifs
des plus grands enlèvements. On termine par le dessin des nervures délimitant les
retouches, des plus grandes au plus petites.
Cette mise en place progressive évite de cumuler les inévitables erreurs de report.
La représentation des nervures se fait à vue à partir du dessin du contour. Pour
les pièces de grande dimension, pour plus de précision, quelques points remarquables
(intersection de deux nervures, limite de surface corticale, etc.) sont reportés à l'aide
d'un compas et de deux dièdres.
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