2.4 • Conclusion: océan et continent
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
2.4 CONCLUSION: OCÉAN ET CONTINENT
Ainsi les mots «continent» et «océan» n’ont pas seulement un sens
géographique. Ils désignent aussi deux sortes de lithosphère bien différentes l’une de l’autre. La lithosphère océanique est recouverte d’une
croûte mince, jeune, faite de basalte, de gabbro ou de serpentinite, créée
dans les zones de divergence des plaques en partie par fusion anhydre du
manteau. Au contraire la lithosphère continentale porte une croûte
épaisse, faite de roches magmatiques ou métamorphiques riches en silice,
où dominent les granodiorites; elle résulte aussi de la fusion partielle du
manteau, mais le plus souvent en présence d’eau, dans les zones de
subduction associées à la convergence des plaques. Une conséquence
importante de cette dualité, à laquelle il a déjà été fait allusion, est un
destin très différent pour la lithosphère océanique et la lithosphère continentale. Parce que la croûte océanique constitue seulement une mince
pellicule à la surface de la lithosphère, la densité de cette lithosphère
océanique est pratiquement égale à celle du manteau lithosphérique
(3,3), ce qui lui permet de s’enfoncer facilement dans l’asthénosphère
moins dense qu’elle. Au contraire, la croûte continentale est épaisse, relativement peu dense, et joue le rôle d’un flotteur pour la lithosphère. La
densité moyenne de la lithosphère continentale, pour cette raison, n’est
que de 3,2, de sorte que son enfoncement dans l’asthénosphère est très
difficile, sinon impossible. Le destin de la lithosphère continentale est par
conséquent de rester à la surface du globe au fur et à mesure de sa formation, tandis que celui de la lithosphère océanique est de disparaître à
«brève échéance» dans les zones de subduction. Voilà pourquoi on peut
trouver dans la croûte continentale des témoins très anciens de l’histoire
de notre planète (l’âge le plus ancien mesuré par la géochimie isotopique
sur un minéral de la croûte continentale, le zircon, est actuellement de
4,25 milliards d’années), alors qu’on ne connaît pas dans les océans actuels
de lithosphère plus vieille que 170 millions d’années.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
2.4 CONCLUSION: OCÉAN ET CONTINENT
Ainsi les mots «continent» et «océan» n’ont pas seulement un sens
géographique. Ils désignent aussi deux sortes de lithosphère bien différentes l’une de l’autre. La lithosphère océanique est recouverte d’une
croûte mince, jeune, faite de basalte, de gabbro ou de serpentinite, créée
dans les zones de divergence des plaques en partie par fusion anhydre du
manteau. Au contraire la lithosphère continentale porte une croûte
épaisse, faite de roches magmatiques ou métamorphiques riches en silice,
où dominent les granodiorites; elle résulte aussi de la fusion partielle du
manteau, mais le plus souvent en présence d’eau, dans les zones de
subduction associées à la convergence des plaques. Une conséquence
importante de cette dualité, à laquelle il a déjà été fait allusion, est un
destin très différent pour la lithosphère océanique et la lithosphère continentale. Parce que la croûte océanique constitue seulement une mince
pellicule à la surface de la lithosphère, la densité de cette lithosphère
océanique est pratiquement égale à celle du manteau lithosphérique
(3,3), ce qui lui permet de s’enfoncer facilement dans l’asthénosphère
moins dense qu’elle. Au contraire, la croûte continentale est épaisse, relativement peu dense, et joue le rôle d’un flotteur pour la lithosphère. La
densité moyenne de la lithosphère continentale, pour cette raison, n’est
que de 3,2, de sorte que son enfoncement dans l’asthénosphère est très
difficile, sinon impossible. Le destin de la lithosphère continentale est par
conséquent de rester à la surface du globe au fur et à mesure de sa formation, tandis que celui de la lithosphère océanique est de disparaître à
«brève échéance» dans les zones de subduction. Voilà pourquoi on peut
trouver dans la croûte continentale des témoins très anciens de l’histoire
de notre planète (l’âge le plus ancien mesuré par la géochimie isotopique
sur un minéral de la croûte continentale, le zircon, est actuellement de
4,25 milliards d’années), alors qu’on ne connaît pas dans les océans actuels
de lithosphère plus vieille que 170 millions d’années.
