Fiche 1.6: Subduction
et moteur des plaques
L’examen des relations entre la vitesse moyenne des plaques par rapport au système
de référence formé par les points chauds (donc le manteau profond) et quelques paramètres caractérisant ces plaques permet d’illustrer simplement quelles sont les forces
en jeu dans leur mouvement. Par exemple, on constate que la vitesse moyenne est
indépendante de la surface de la plaque: celle-ci n’est donc ni entraînée, ni freinée à
sa base, ou du moins l’effet est globalement nul. De la même manière, on n’observe
pas de corrélation entre la vitesse moyenne et le pourcentage de frontière de plaque
de nature transformante: la résistance au mouvement (par friction) le long des failles
transformantes est donc négligeable devant les autres forces.
En revanche, une corrélation nette apparaît lorsque l’on examine le pourcentage de
frontière constituée d’une zone de subduction. Les plaques les plus rapides (Pacifique,
Inde, Cocos, Philippines, Nazca) sont aussi celles qui ont le plus de frontières en
subduction. La force de traction d’une plaque plongeante est due à la différence de
densité entre la plaque, froide donc dense, et le manteau environnant, plus chaud et
moins dense.
La corrélation avec le pourcentage de frontière en accrétion (dorsales) est moins
nette, alors qu’il existe en principe une force gravitaire due aux différences d’élévation et de densité entre l’axe de la dorsale et les portions plus âgées de la plaque.
Cette force, qui s’exerce perpendiculairement à l’axe de la dorsale, est souvent (et
improprement) appelée «poussée à la ride». En fait, la corrélation est mauvaise car
les forces tendent pour certaines plaques à s’annuler: ainsi l’Antarctique subit-elle
une poussée nette très faible car les poussées en sens contraire des dorsales qui
l’entourent tendent à s’annuler. Enfin, la corrélation entre vitesse moyenne et pourcentage de la surface de la plaque de nature continentale montre que les grands
continents (Eurasie, Afrique, Amérique du Nord…) sont lents (par rapport au
manteau), mais cette corrélation est sans doute biaisée par le fait qu’ils ne sont pas
attachés à des plaques plongeantes, qui apparaissent finalement comme le principal
moteur du mouvement des plaques.
et moteur des plaques
L’examen des relations entre la vitesse moyenne des plaques par rapport au système
de référence formé par les points chauds (donc le manteau profond) et quelques paramètres caractérisant ces plaques permet d’illustrer simplement quelles sont les forces
en jeu dans leur mouvement. Par exemple, on constate que la vitesse moyenne est
indépendante de la surface de la plaque: celle-ci n’est donc ni entraînée, ni freinée à
sa base, ou du moins l’effet est globalement nul. De la même manière, on n’observe
pas de corrélation entre la vitesse moyenne et le pourcentage de frontière de plaque
de nature transformante: la résistance au mouvement (par friction) le long des failles
transformantes est donc négligeable devant les autres forces.
En revanche, une corrélation nette apparaît lorsque l’on examine le pourcentage de
frontière constituée d’une zone de subduction. Les plaques les plus rapides (Pacifique,
Inde, Cocos, Philippines, Nazca) sont aussi celles qui ont le plus de frontières en
subduction. La force de traction d’une plaque plongeante est due à la différence de
densité entre la plaque, froide donc dense, et le manteau environnant, plus chaud et
moins dense.
La corrélation avec le pourcentage de frontière en accrétion (dorsales) est moins
nette, alors qu’il existe en principe une force gravitaire due aux différences d’élévation et de densité entre l’axe de la dorsale et les portions plus âgées de la plaque.
Cette force, qui s’exerce perpendiculairement à l’axe de la dorsale, est souvent (et
improprement) appelée «poussée à la ride». En fait, la corrélation est mauvaise car
les forces tendent pour certaines plaques à s’annuler: ainsi l’Antarctique subit-elle
une poussée nette très faible car les poussées en sens contraire des dorsales qui
l’entourent tendent à s’annuler. Enfin, la corrélation entre vitesse moyenne et pourcentage de la surface de la plaque de nature continentale montre que les grands
continents (Eurasie, Afrique, Amérique du Nord…) sont lents (par rapport au
manteau), mais cette corrélation est sans doute biaisée par le fait qu’ils ne sont pas
attachés à des plaques plongeantes, qui apparaissent finalement comme le principal
moteur du mouvement des plaques.
