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I • Introduction
1.3 LA TECTONIQUE DES PLAQUES (fiches 1.6 et 1.7)
La lithosphère n’est pas une enveloppe continue (fig. 1.4 et 1.5). Elle est
fragmentée et divisée en calottes sphériques de vastes dimensions (plusieurs
millions ou même dizaines de millions de kilomètres carrés) nommées
«plaques», qui se déplacent les unes par rapport aux autres. Si l’on s’en
tient aux plus grandes, il existe aujourd’hui une quinzaine de plaques
(fig. 1.6 A, où les noms des principales plaques sont donnés); mais leur
nombre a varié au cours de l’histoire géologique.
Entre les plaques, trois mouvements relatifs sont possibles (fig. 1.4):
– la divergence (l’écartement, perpendiculaire ou oblique par rapport à la
frontière commune de deux plaques);
– la convergence (elle aussi perpendiculaire ou oblique);
– le coulissement bord à bord (la frontière des plaques est alors parallèle à
leur mouvement relatif).
La divergence entraîne la création de nouvelle surface lithosphérique; la
convergence implique au contraire une disparition de surface lithosphérique,
tandis que le coulissement s’effectue sans destruction ni création de surface
lithosphérique, le long de structures nommées «failles transformantes».
Naturellement tous les intermédiaires existent entre ces divers mouvements
relatifs: par exemple on parle de mouvements transformants «transpressifs»
ou «transtensifs» selon que les plaques qui coulissent l’une contre l’autre
ont tendance à légèrement se rapprocher ou au contraire à s’écarter.
Chaque plaque est un ensemble rigide dont le mouvement à la surface
du globe peut être décrit comme une rotation autour d’un axe passant par
le centre de la sphère (fig. 1.5). Son mouvement est défini par les pôles de
l’axe (les points où cet axe perce la sphère), et par une vitesse angulaire de
rotation. Les paramètres de rotation changent d’une plaque à l’autre,
chaque plaque ayant son mouvement propre. Les déplacements des
plaques lithosphériques sont lents (quelques centimètres ou quelques
dizaines de centimètres par an, tout au plus, comme les courants de
convection asthénosphériques), nuls au pôle de rotation, et d’autant plus
rapides que l’on s’éloigne de ce pôle. Leur mesure directe exige par conséquent des outils géodésiques de grande précision (GPS, par exemple),
disponibles seulement depuis peu de temps.
Les frontières de plaques, quant à elles, peuvent être localisées grâce
aux phénomènes géologiques spectaculaires qui s’y produisent. Du fait de
sa rigidité, une plaque est capable de transmettre les forces appliquées
à ses limites; c’est donc principalement à ses frontières avec d’autres
I • Introduction
1.3 LA TECTONIQUE DES PLAQUES (fiches 1.6 et 1.7)
La lithosphère n’est pas une enveloppe continue (fig. 1.4 et 1.5). Elle est
fragmentée et divisée en calottes sphériques de vastes dimensions (plusieurs
millions ou même dizaines de millions de kilomètres carrés) nommées
«plaques», qui se déplacent les unes par rapport aux autres. Si l’on s’en
tient aux plus grandes, il existe aujourd’hui une quinzaine de plaques
(fig. 1.6 A, où les noms des principales plaques sont donnés); mais leur
nombre a varié au cours de l’histoire géologique.
Entre les plaques, trois mouvements relatifs sont possibles (fig. 1.4):
– la divergence (l’écartement, perpendiculaire ou oblique par rapport à la
frontière commune de deux plaques);
– la convergence (elle aussi perpendiculaire ou oblique);
– le coulissement bord à bord (la frontière des plaques est alors parallèle à
leur mouvement relatif).
La divergence entraîne la création de nouvelle surface lithosphérique; la
convergence implique au contraire une disparition de surface lithosphérique,
tandis que le coulissement s’effectue sans destruction ni création de surface
lithosphérique, le long de structures nommées «failles transformantes».
Naturellement tous les intermédiaires existent entre ces divers mouvements
relatifs: par exemple on parle de mouvements transformants «transpressifs»
ou «transtensifs» selon que les plaques qui coulissent l’une contre l’autre
ont tendance à légèrement se rapprocher ou au contraire à s’écarter.
Chaque plaque est un ensemble rigide dont le mouvement à la surface
du globe peut être décrit comme une rotation autour d’un axe passant par
le centre de la sphère (fig. 1.5). Son mouvement est défini par les pôles de
l’axe (les points où cet axe perce la sphère), et par une vitesse angulaire de
rotation. Les paramètres de rotation changent d’une plaque à l’autre,
chaque plaque ayant son mouvement propre. Les déplacements des
plaques lithosphériques sont lents (quelques centimètres ou quelques
dizaines de centimètres par an, tout au plus, comme les courants de
convection asthénosphériques), nuls au pôle de rotation, et d’autant plus
rapides que l’on s’éloigne de ce pôle. Leur mesure directe exige par conséquent des outils géodésiques de grande précision (GPS, par exemple),
disponibles seulement depuis peu de temps.
Les frontières de plaques, quant à elles, peuvent être localisées grâce
aux phénomènes géologiques spectaculaires qui s’y produisent. Du fait de
sa rigidité, une plaque est capable de transmettre les forces appliquées
à ses limites; c’est donc principalement à ses frontières avec d’autres
