Glossaire des termes de physique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
peut se produire à toute température; elle
nécessite un apport d’énergie qui représente le travail à fournir pour vaincre les
forces de cohésion et séparer les molécules.
L’évaporation s’accompagne d’une perte
de chaleur pour la phase liquide restante
et d’un gain de chaleur pour le milieu
gazeux.
Flottabilité. Force née de la poussée
exercée par l’eau sur le volume immergé
d’un corps: la flottabilité est la résultante du poids du corps immergé et de la
poussée d’Archimède. Elle est positive
et dirigée vers la surface lorsque le poids
est inférieur à la poussée d’Archimède.
La flottabilité est négative et dirigée vers
le fond lorsque le poids du corps est
supérieur à la poussée d’Archimède. La
flottabilité est nulle ou indifférente lorsque les deux composantes sont égales, il
y a alors équilibre hydrostatique.
Fluage. Déformation lente d’un solide
soumis à une contrainte de confinement; provoquée par la durée d’application de cette contrainte, elle est favorisée
par la présence d’eau et par une température élevée. Le fluage des roches se
produit aux grandes profondeurs où
elles sont soumises à des pressions
importantes.
Fusion. Changement de phase par lequel
un corps passe de l’état solide à l’état
liquide sous l’effet d’un apport de chaleur. Grâce à l’énergie cinétique acquise,
les molécules du solide se libèrent de
l’état ordonné, et la structure cristalline
est démantelée sans que la température
augmente.
La fusion est partielle dans le cas
d’une roche constituée de minéraux fondant à des pressions et des températures
différentes.
Géodynamique. Étude des aspects dynamiques de la Terre: mouvements, forces
en action, déformations, transformations
physiques ou chimiques et échanges
d’énergie ou de matière.
La géodynamique interne a pour
objet l’intérieur de la Terre; la géodynamique externe a pour objet la surface de
la Terre.
Géoïde. Surface équipotentielle (c’està-dire où l’on peut se déplacer sans fournir d’énergie autre que celle qui a initié
le mouvement) du champ de gravité
terrestre coïncidant avec le niveau
moyen des océans, supposés au repos
(en l’absence de marées, courants, tourbillons et de tout phénomène météorologique). La surface de l’océan réel est
en général à moins d’un mètre du géoïde.
Cette surface se prolonge sous les continents, mais est alors fictive.
La surface du géoïde est irrégulière,
avec des creux et des bosses dus aux
hétérogénéités de densité à l’intérieur de
la Terre. Cependant le géoïde reste proche d’une surface géométrique simple,
l’ellipsoïde de révolution, et présente
des ondulations de très grande longueur
d’onde (plus de 5 000 km) dont l’amplitude est de quelques dizaines de mètres
et atteint une centaine de mètres dans
l’océan Indien; ces ondulations sont
liées au manteau profond et à la convection thermique. À des longueurs d’onde
plus courtes (500 à 3 000 km), le géoïde
présente des ondulations de plus faible
amplitude, par exemple des dépressions
de dix à vingt mètres correspondant à la
structure plus superficielle de la Terre,
aux fosses océaniques et aux bombements au-dessus des dorsales océaniques.
À très courtes longueurs d’onde (inférieures à 500 km), le géoïde reflète la
bathymétrie de l’océan.
Les modèles globaux du géopotentiel
intègrent les mesures de pesanteur et les
mesures altimétriques spatiales.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
peut se produire à toute température; elle
nécessite un apport d’énergie qui représente le travail à fournir pour vaincre les
forces de cohésion et séparer les molécules.
L’évaporation s’accompagne d’une perte
de chaleur pour la phase liquide restante
et d’un gain de chaleur pour le milieu
gazeux.
Flottabilité. Force née de la poussée
exercée par l’eau sur le volume immergé
d’un corps: la flottabilité est la résultante du poids du corps immergé et de la
poussée d’Archimède. Elle est positive
et dirigée vers la surface lorsque le poids
est inférieur à la poussée d’Archimède.
La flottabilité est négative et dirigée vers
le fond lorsque le poids du corps est
supérieur à la poussée d’Archimède. La
flottabilité est nulle ou indifférente lorsque les deux composantes sont égales, il
y a alors équilibre hydrostatique.
Fluage. Déformation lente d’un solide
soumis à une contrainte de confinement; provoquée par la durée d’application de cette contrainte, elle est favorisée
par la présence d’eau et par une température élevée. Le fluage des roches se
produit aux grandes profondeurs où
elles sont soumises à des pressions
importantes.
Fusion. Changement de phase par lequel
un corps passe de l’état solide à l’état
liquide sous l’effet d’un apport de chaleur. Grâce à l’énergie cinétique acquise,
les molécules du solide se libèrent de
l’état ordonné, et la structure cristalline
est démantelée sans que la température
augmente.
La fusion est partielle dans le cas
d’une roche constituée de minéraux fondant à des pressions et des températures
différentes.
Géodynamique. Étude des aspects dynamiques de la Terre: mouvements, forces
en action, déformations, transformations
physiques ou chimiques et échanges
d’énergie ou de matière.
La géodynamique interne a pour
objet l’intérieur de la Terre; la géodynamique externe a pour objet la surface de
la Terre.
Géoïde. Surface équipotentielle (c’està-dire où l’on peut se déplacer sans fournir d’énergie autre que celle qui a initié
le mouvement) du champ de gravité
terrestre coïncidant avec le niveau
moyen des océans, supposés au repos
(en l’absence de marées, courants, tourbillons et de tout phénomène météorologique). La surface de l’océan réel est
en général à moins d’un mètre du géoïde.
Cette surface se prolonge sous les continents, mais est alors fictive.
La surface du géoïde est irrégulière,
avec des creux et des bosses dus aux
hétérogénéités de densité à l’intérieur de
la Terre. Cependant le géoïde reste proche d’une surface géométrique simple,
l’ellipsoïde de révolution, et présente
des ondulations de très grande longueur
d’onde (plus de 5 000 km) dont l’amplitude est de quelques dizaines de mètres
et atteint une centaine de mètres dans
l’océan Indien; ces ondulations sont
liées au manteau profond et à la convection thermique. À des longueurs d’onde
plus courtes (500 à 3 000 km), le géoïde
présente des ondulations de plus faible
amplitude, par exemple des dépressions
de dix à vingt mètres correspondant à la
structure plus superficielle de la Terre,
aux fosses océaniques et aux bombements au-dessus des dorsales océaniques.
À très courtes longueurs d’onde (inférieures à 500 km), le géoïde reflète la
bathymétrie de l’océan.
Les modèles globaux du géopotentiel
intègrent les mesures de pesanteur et les
mesures altimétriques spatiales.
