Conclusion
Des océans, des continents; sur les continents, des montagnes, des
plaines, des lacs ou des mers; dans les océans, des plates-formes peu
profondes ou des fosses de 10 km de profondeur, une immense dorsale
entourée de vastes et monotones plaines abyssales. La face de la Terre
paraît bien bosselée et ridée. Au terme de ce livre, sans doute le lecteur
comprend-il mieux pourquoi.
Tout vient de la compétition ou de la synergie entre deux facteurs
distincts: l’épaisseur de la croûte; l’épaisseur de la lithosphère.
C’est une croûte océanique mince qui explique les grandes profondeurs
océaniques; et c’est une croûte continentale surépaissie qui fait les hauts
sommets des chaînes de subduction comme les Andes, ou des chaînes de
collision comme les Alpes ou l’Himalaya. À une lithosphère mince et
encore chaude correspondent les reliefs des dorsales océaniques et des rifts
continentaux; sur la lithosphère froide et épaisse, au contraire, s’établissent des plaines et des bassins sédimentaires.
Veut-on aller plus loin encore dans la recherche des causes? On sait
aujourd’hui que la tectonique des plaques est le moteur des épaississements ou des amincissements de la lithosphère, comme de la fusion
anhydre ou hydratée du manteau, et par conséquent de la création d’une
croûte plus ou moins dense et épaisse. Plus profondément encore, c’est la
dynamique du manteau et du noyau de la Terre qui fait bouger les plaques
Des océans, des continents; sur les continents, des montagnes, des
plaines, des lacs ou des mers; dans les océans, des plates-formes peu
profondes ou des fosses de 10 km de profondeur, une immense dorsale
entourée de vastes et monotones plaines abyssales. La face de la Terre
paraît bien bosselée et ridée. Au terme de ce livre, sans doute le lecteur
comprend-il mieux pourquoi.
Tout vient de la compétition ou de la synergie entre deux facteurs
distincts: l’épaisseur de la croûte; l’épaisseur de la lithosphère.
C’est une croûte océanique mince qui explique les grandes profondeurs
océaniques; et c’est une croûte continentale surépaissie qui fait les hauts
sommets des chaînes de subduction comme les Andes, ou des chaînes de
collision comme les Alpes ou l’Himalaya. À une lithosphère mince et
encore chaude correspondent les reliefs des dorsales océaniques et des rifts
continentaux; sur la lithosphère froide et épaisse, au contraire, s’établissent des plaines et des bassins sédimentaires.
Veut-on aller plus loin encore dans la recherche des causes? On sait
aujourd’hui que la tectonique des plaques est le moteur des épaississements ou des amincissements de la lithosphère, comme de la fusion
anhydre ou hydratée du manteau, et par conséquent de la création d’une
croûte plus ou moins dense et épaisse. Plus profondément encore, c’est la
dynamique du manteau et du noyau de la Terre qui fait bouger les plaques
