5.5 • L’exhumation tectonique des roches métamorphiques
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b) Le métamorphisme «intermédiaire» associé à la subduction lente
et au début de la collision
Les terrains lithosphériques peuvent aussi être pris, au début de la collision,
dans une «zone de subduction continentale», c’est-à-dire dans la zone de
cisaillement entre les deux marges continentales parvenues au contact
l’une de l’autre (§ 5.3; fig. 5.7). Toutefois les terrains entraînés dans une
zone de collision continentale s’enfoncent moins profondément que dans
une zone de subduction, et subissent par conséquent des pressions moindres,
parce que la subduction continentale dans l’asthénosphère s’arrête précocement (§ 5.3). En revanche, les températures sont plus élevées, parce que
la lenteur de sa pénétration donne le temps à la lithosphère de la plaque
plongeante de s’échauffer au contact de la lithosphère chevauchante. Il se
développe alors un métamorphisme intermédiaire, de moyenne pression
et de moyenne température, dont on connaît comme pour les autres sortes
de métamorphisme les assemblages minéralogiques caractéristiques: intermédiaire parce qu’il fait la transition entre le métamorphisme de HP
engendré par la subduction proprement dite (§ précédent), et le métamorphisme HT- BP dont l’un des sites est précisément constitué par les chaînes
de collision parvenues à un stade tardif de leur évolution (§ suivant).
Toutefois, ce «modèle» du métamorphisme intermédaire ne rend pas
compte de tous les cas naturels:
(1) Il peut se produire également lorsque les terrains océaniques subduits
ont le temps de s’échauffer au contact de la plaque chevauchante, c’est-àdire en cas de subduction très lente.
(2) Inversement, on connaît des cas où une «subduction continentale»
a produit un métamorphisme de HP. Dans les Alpes notamment, des terrains
océaniques, mais aussi continentaux appartenant à la plaque européenne
ont subi un tel métamorphisme. Cela signifie que la bordure de cette plaque
(sa marge passive, en l’occurrence) a pu s’enfoncer vite et loin (jusqu’à
100 km de profondeur) sous la plaque africaine au début de la collision.
On le voit, les métamorphismes intermédiaires et de HP sont apparentés,
leurs différences résultant davantage de l’intensité des phénomènes en
cause que de leur nature. En revanche, ils doivent être bien séparés du
métamorphisme «thermique» décrit ci-dessous.
c) Le métamorphisme de haute température - basse pression associé
à la collision et à l’extension
Ce type de métamorphisme, caractérisé par des assemblages minéralogiques
dont on connaît également les conditions de cristallisation grâce à des
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