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V • Les conséquences des mouvements horizontaux de la lithosphère
voyage vers les profondeurs de la Terre, ils subissent des pressions croissantes,
bien plus fortes que celles qu’ils supportaient dans la lithosphère quand celleci était située en surface. Toutefois, leur température s’élève peu, du moins
au début du processus. À cause de l’inertie thermique de la lithosphère, les
isothermes sont «invaginés» dans la zone de subduction (fig. 5.14). La
plaque plongeante entre ainsi dans le domaine du métamorphisme de haute
pression-basse température (HP-BT). L’eau est rapidement expulsée des sédiments et des terrains crustaux (§ 5.2), et des transformations minéralogiques
se produisent en condition plus ou moins anhydre, qui ont pour effet
d’accroître la densité des terrains. Ces conditions ont été réalisées expérimentalement en laboratoire, et l’on a pu ainsi synthétiser des minéraux et
des assemblages minéralogiques bien connus dans certaines formations
géologiques conservées dans les chaînes plissées, comme les Alpes ou
l’Himalaya par exemple; il faut donc admettre que ces formations ont été
entraînées dans une zone de subduction à un moment ou un autre de leur
histoire (certains des minéraux qu’elles contiennent se sont formés à des
pressions correspondant à une centaine de kilomètres de profondeur), et
sont revenues en surface plus récemment (§ 5.5.2).
0
300 km
600°
1 000°
1 400°
1 600°
D (0,4)
(0,05)
F (0,02)
A (0,12)
1 000°
1 400°
HT
HT
HP
Figure 5.14 Répartition des isothermes dans les zones
de divergence ou de convergence des plaques.
F = fossé de subduction; A = arc volcanique; D = dorsale océanique; les
chiffres entre parenthèses correspondent aux valeurs des flux thermiques
exprimés en watts par m 2 . Les sites du métamorphisme de haute pression
(HP) et de haute température (HT) sont indiqués. D’après J. KORNPROBST,
2001, Métamorphisme et roches métamorphiques. Signification géodynamique (2 e édition), Dunod, Paris, 236 p.
V • Les conséquences des mouvements horizontaux de la lithosphère
voyage vers les profondeurs de la Terre, ils subissent des pressions croissantes,
bien plus fortes que celles qu’ils supportaient dans la lithosphère quand celleci était située en surface. Toutefois, leur température s’élève peu, du moins
au début du processus. À cause de l’inertie thermique de la lithosphère, les
isothermes sont «invaginés» dans la zone de subduction (fig. 5.14). La
plaque plongeante entre ainsi dans le domaine du métamorphisme de haute
pression-basse température (HP-BT). L’eau est rapidement expulsée des sédiments et des terrains crustaux (§ 5.2), et des transformations minéralogiques
se produisent en condition plus ou moins anhydre, qui ont pour effet
d’accroître la densité des terrains. Ces conditions ont été réalisées expérimentalement en laboratoire, et l’on a pu ainsi synthétiser des minéraux et
des assemblages minéralogiques bien connus dans certaines formations
géologiques conservées dans les chaînes plissées, comme les Alpes ou
l’Himalaya par exemple; il faut donc admettre que ces formations ont été
entraînées dans une zone de subduction à un moment ou un autre de leur
histoire (certains des minéraux qu’elles contiennent se sont formés à des
pressions correspondant à une centaine de kilomètres de profondeur), et
sont revenues en surface plus récemment (§ 5.5.2).
0
300 km
600°
1 000°
1 400°
1 600°
D (0,4)
(0,05)
F (0,02)
A (0,12)
1 000°
1 400°
HT
HT
HP
Figure 5.14 Répartition des isothermes dans les zones
de divergence ou de convergence des plaques.
F = fossé de subduction; A = arc volcanique; D = dorsale océanique; les
chiffres entre parenthèses correspondent aux valeurs des flux thermiques
exprimés en watts par m 2 . Les sites du métamorphisme de haute pression
(HP) et de haute température (HT) sont indiqués. D’après J. KORNPROBST,
2001, Métamorphisme et roches métamorphiques. Signification géodynamique (2 e édition), Dunod, Paris, 236 p.
