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V • Les conséquences des mouvements horizontaux de la lithosphère
sels minéraux, proviennent des sédiments eux-mêmes, qui perdent
progressivement leur eau interstitielle à mesure qu’ils sont serrés par la
tectonique, un peu à la manière d’une éponge que l’on presse. Les fluides
suivent les chemins ouverts par les failles, et à leur tour favorisent le
mouvement des unités tectoniques (les écailles) les unes sur les autres. On
connaît d’ailleurs depuis une vingtaine d’années, grâce aux explorations
en submersible, les lieux d’émission de ces fluides, qui sont les «sources
froides» des marges actives (c’est-à-dire dont l’eau est à la température
des sédiments, soit quelques degrés), presque aussi favorables aux organismes des grands fonds que les «sources chaudes» des dorsales océaniques
(chap. II, § 2.2).
Le prisme d’accrétion tectonique n’est pas seulement constitué de
sédiments océaniques prélevés par la plaque chevauchante à la plaque
plongeante. Il est nourri aussi par des apports sédimentaires issus de la marge
ou de l’arc insulaire actifs, soumis à érosion à mesure qu’ils se soulèvent.
On peut ainsi distinguer dans le prisme:
– des sédiments souvent sableux, venus des îles ou du continent voisin,
et déposés dans la profonde fosse située à la frontière des plaques
convergentes (fig. 1.4 et 5.1);
– des sédiments à grain fin, déposés dans les plaines abyssales et apportés
par le «tapis roulant» que représente la lithosphère océanique en route
vers la zone de subduction. Les premiers sont évidemment beaucoup
SÉDIMENTS
FOSSE
PRISME D'ACCRÉTION
PL AQ U E P L O N G E A N T E
D
5 km
50 km
Figure 5.4 Le prisme d’accrétion tectonique et de sa croissance.
D = niveau de décollement entre les sédiments du tégument et ceux qui
participent à l’édification du prisme.
V • Les conséquences des mouvements horizontaux de la lithosphère
sels minéraux, proviennent des sédiments eux-mêmes, qui perdent
progressivement leur eau interstitielle à mesure qu’ils sont serrés par la
tectonique, un peu à la manière d’une éponge que l’on presse. Les fluides
suivent les chemins ouverts par les failles, et à leur tour favorisent le
mouvement des unités tectoniques (les écailles) les unes sur les autres. On
connaît d’ailleurs depuis une vingtaine d’années, grâce aux explorations
en submersible, les lieux d’émission de ces fluides, qui sont les «sources
froides» des marges actives (c’est-à-dire dont l’eau est à la température
des sédiments, soit quelques degrés), presque aussi favorables aux organismes des grands fonds que les «sources chaudes» des dorsales océaniques
(chap. II, § 2.2).
Le prisme d’accrétion tectonique n’est pas seulement constitué de
sédiments océaniques prélevés par la plaque chevauchante à la plaque
plongeante. Il est nourri aussi par des apports sédimentaires issus de la marge
ou de l’arc insulaire actifs, soumis à érosion à mesure qu’ils se soulèvent.
On peut ainsi distinguer dans le prisme:
– des sédiments souvent sableux, venus des îles ou du continent voisin,
et déposés dans la profonde fosse située à la frontière des plaques
convergentes (fig. 1.4 et 5.1);
– des sédiments à grain fin, déposés dans les plaines abyssales et apportés
par le «tapis roulant» que représente la lithosphère océanique en route
vers la zone de subduction. Les premiers sont évidemment beaucoup
SÉDIMENTS
FOSSE
PRISME D'ACCRÉTION
PL AQ U E P L O N G E A N T E
D
5 km
50 km
Figure 5.4 Le prisme d’accrétion tectonique et de sa croissance.
D = niveau de décollement entre les sédiments du tégument et ceux qui
participent à l’édification du prisme.
