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V • Les conséquences des mouvements horizontaux de la lithosphère
Dans le plan de Wadati-Benioff, les mécanismes des ruptures à l’origine
des séismes sont assez divers selon les zones de subduction et selon les
profondeurs. Dans de nombreux cas, il s’agit de mécanismes «en compression» (jeu de failles inverses provoquant un raccourcissement lithosphérique). Ils s’expliquent par la friction entre les deux plaques et, plus
profondément, par la difficulté que rencontre la plaque plongeante à
pénétrer dans l’asthénosphère. En outre, le toit de cette plaque, soumis à
extension avant de s’engager dans la zone de subduction, retrouve peu à
peu une forme plane à mesure qu’il s’enfonce dans l’asthénosphère, ce qui
implique un raccourcissement par inversion des anciennes failles normales.
Mais des ruptures dues à l’extension (jeu de failles normales) sont également
observées dans d’autres cas. Elles sont interprétées comme un effet de
l’allongement de la plaque en voie de subduction, entraînée par son propre
poids dans l’asthénosphère. Enfin des tensions supplémentaires sont
provoquées par les échanges thermiques entre la lithosphère «froide» et
l’asthénosphère encaissante plus chaude, et par les changements de phases
minéralogiques (métamorphisme) imposés par l’accroissement des pressions
et des températures avec la profondeur. Quoiqu’il en soit, des séismes se
produisent jusqu’à 600 ou 700 km de profondeur dans les cas extrêmes,
donnant ainsi une «image» de la plaque plongeante jusqu’à proximité du
manteau inférieur;
c) en bordure et en surface de la plaque chevauchante, dans une bande
large d’au moins 100 km. Les mécanismes des séismes sont ici encore très
divers, résultant selon les endroits d’un raccourcissement horizontal
(compression), du jeu de grands cisaillements verticaux le long desquels
coulissent des panneaux lithosphériques, ou même d’une extension
horizontale.
La compression s’explique par le mouvement de convergence des
plaques. Lui sont associés des coulissements le long de failles verticales
(des «décrochements»). Les mouvements dus au soulèvement actif de la
marge ou de l’arc insulaire (§ 5.2) provoquent eux aussi des tensions et des
ruptures. Quant à l’extension, elle s’observe principalement loin de
l’océan, dans les bassins à croûte océanique (bassins marginaux) ou à croûte
continentale amincie qui séparent la marge ou l’arc actif du continent
stable (fig. 5.1).
V • Les conséquences des mouvements horizontaux de la lithosphère
Dans le plan de Wadati-Benioff, les mécanismes des ruptures à l’origine
des séismes sont assez divers selon les zones de subduction et selon les
profondeurs. Dans de nombreux cas, il s’agit de mécanismes «en compression» (jeu de failles inverses provoquant un raccourcissement lithosphérique). Ils s’expliquent par la friction entre les deux plaques et, plus
profondément, par la difficulté que rencontre la plaque plongeante à
pénétrer dans l’asthénosphère. En outre, le toit de cette plaque, soumis à
extension avant de s’engager dans la zone de subduction, retrouve peu à
peu une forme plane à mesure qu’il s’enfonce dans l’asthénosphère, ce qui
implique un raccourcissement par inversion des anciennes failles normales.
Mais des ruptures dues à l’extension (jeu de failles normales) sont également
observées dans d’autres cas. Elles sont interprétées comme un effet de
l’allongement de la plaque en voie de subduction, entraînée par son propre
poids dans l’asthénosphère. Enfin des tensions supplémentaires sont
provoquées par les échanges thermiques entre la lithosphère «froide» et
l’asthénosphère encaissante plus chaude, et par les changements de phases
minéralogiques (métamorphisme) imposés par l’accroissement des pressions
et des températures avec la profondeur. Quoiqu’il en soit, des séismes se
produisent jusqu’à 600 ou 700 km de profondeur dans les cas extrêmes,
donnant ainsi une «image» de la plaque plongeante jusqu’à proximité du
manteau inférieur;
c) en bordure et en surface de la plaque chevauchante, dans une bande
large d’au moins 100 km. Les mécanismes des séismes sont ici encore très
divers, résultant selon les endroits d’un raccourcissement horizontal
(compression), du jeu de grands cisaillements verticaux le long desquels
coulissent des panneaux lithosphériques, ou même d’une extension
horizontale.
La compression s’explique par le mouvement de convergence des
plaques. Lui sont associés des coulissements le long de failles verticales
(des «décrochements»). Les mouvements dus au soulèvement actif de la
marge ou de l’arc insulaire (§ 5.2) provoquent eux aussi des tensions et des
ruptures. Quant à l’extension, elle s’observe principalement loin de
l’océan, dans les bassins à croûte océanique (bassins marginaux) ou à croûte
continentale amincie qui séparent la marge ou l’arc actif du continent
stable (fig. 5.1).
