CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR L’ARTEMIA
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4. Ecologie d'Artémia
4.1. Salinité
L'Artémia ne vit que dans les lacs et étangs à forte salinité, qui varie entre 60-300 PSU
(Brisset, 1984). En effet, cette espèce a développé un système de défense écologique (système
d'osmorégulation) qui lui permet de supporter des compositions ioniques différentes comme le
permanganate de potassium et le nitrate d'argent (Trigui, 2017). Par contre l'iode, que l'on
trouve fréquemment dans le sel pour l'usage humain, est nocif pour cette espèce (Trigui,
2017).
L'Artémia prolifère dans les milieux tropicaux, subtropicaux et tempérés, qui sont de deux
catégories (Hedgpeth, 1959) :
-Milieux athalassohalins : comme les lacs salés intérieurs, les étangs salés, les sebkhas et les
chotts (Persoone & Sorgeloos, 1980). Ces milieux sont caractérisés par des eaux riches en
carbonates, potassium et en sulfate et sont alimentés uniquement par les eaux des oueds et des
pluies (Persoone & Sorgeloos, 1980).
-Milieux thalassohalins : comme les salines côtières et les lacs en communication directe
avec la mer. Ce type de milieu est caractérisé par une composition chimique chlorée
(Persoone & Sorgeloos, 1980).
4.2. Oxygène
L'Artémia est une espèce euroxybionte (on peut dire euryèce) car elle peut vivre dans
une gamme très large de concentration d'oxygène dissout (Trigui, 2017). L’Artémia peut vivre
dans des milieux où le taux de saturation d’oxygène est de 150% (lors d’un bloom algal) ainsi
qu’à un taux de 1% (milieux pauvres en oxygène dissous) (Trigui, 2017).
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