Chapitre 3 : Étude des Pressions Anthropiques sur les Écosystèmes Côtiers : Analyse des
Sources et Gestion des Risques.
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La loi 02-02 du 05-02-2002 relative à la protection et à la valorisation du littoral en Algérie fixe
des dispositions particulières pour la protection et la valorisation du littoral. Cette loi définit le
littoral comme une entité englobant l'ensemble des îles et îlots, le plateau continental ainsi
qu'une bande de terre d'une largeur minimale de 800 mètres, longeant la mer et incluant diverses
zones telles que les versants de collines et montagnes, les plaines littorales, les massifs
forestiers, les terres à vocation agricole, les zones humides et leurs rivages, ainsi que les sites
présentant un caractère paysager, culturel ou historique.
Les résultats de l'étude montrent une évolution inégale de l'occupation des sols dans les
différentes bandes littorales étudiées. Dans la bande de 100 m, la classe des forêts a subi une
perte importante de superficie, tandis que la classe de la côte est restée relativement stable. Les
zones submergées, les terres agricoles et les sols défrichés n'ont pas connu de changements
significatifs.
Dans la bande de 300 m, la classe des forêts a également subi une régression, tandis que la
classe du tissu urbain a augmenté. Les autres classes ont connu des changements minimes.
Dans la bande de 800 m, on observe une régression de la superficie de la classe des forêts, tandis
que toutes les autres classes ont augmenté.
Dans la bande de 3 km, la classe des forêts et la classe des zones submergées ont toutes deux
subi une régression, tandis que les classes des terres agricoles et du tissu urbain ont augmenté.
Ces résultats soulignent l'impact négatif de l’activité humain (urbanisation et l’agriculture) sur
la biodiversité et les écosystèmes côtiers, en particulier sur les forêts littorales. La perte de
superficie de ces forêts peut avoir des conséquences importantes sur la biodiversité et les
écosystèmes côtiers (Burak et al., 2004), en affectant les habitats des espèces animales et
végétales et les processus écologiques.
La croissance du tissu urbain dans les zones littorales peut également entraîner des problèmes
environnementaux (Cui & Shi, 2012) tels que la pollution de l'eau et de l'air, la fragmentation
des habitats naturels, et la destruction des zones humides côtières. Ces résultats soulignent
l'importance de mesures de conservation et de planification urbaine pour préserver les
écosystèmes côtiers et protéger la biodiversité dans les zones littorales.
Sur le plan juridique, et le degré de la mise en œuvre de la loi littorale sur le littoral de la wilaya
d'El-Tarf, nous avons constaté les éléments suivants : malgré une interdiction formelle de toute
nouvelle construction dans la bande littorale de 100 mètres, l'urbanisation a continué à se
développer. Ceci s'explique en grande partie par la présence de zones urbaines établies de
longue date dans la bande côtière de 100 mètres, ainsi que par la construction de la centrale
électrique "Draouche" dans la commune de Berihanne, qui nécessite d'être située près de la mer.
En ce qui concerne l'interdiction de deux agglomérations adjacentes sur le littoral, sauf si la
distance qui les sépare est d'au moins cinq (5) kilomètres, la réalité montre que cet article de la
loi n'est pas appliqué, comme nous l'avons constaté dans les communes d'Echatt et d'El-Kala,
Sources et Gestion des Risques.
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La loi 02-02 du 05-02-2002 relative à la protection et à la valorisation du littoral en Algérie fixe
des dispositions particulières pour la protection et la valorisation du littoral. Cette loi définit le
littoral comme une entité englobant l'ensemble des îles et îlots, le plateau continental ainsi
qu'une bande de terre d'une largeur minimale de 800 mètres, longeant la mer et incluant diverses
zones telles que les versants de collines et montagnes, les plaines littorales, les massifs
forestiers, les terres à vocation agricole, les zones humides et leurs rivages, ainsi que les sites
présentant un caractère paysager, culturel ou historique.
Les résultats de l'étude montrent une évolution inégale de l'occupation des sols dans les
différentes bandes littorales étudiées. Dans la bande de 100 m, la classe des forêts a subi une
perte importante de superficie, tandis que la classe de la côte est restée relativement stable. Les
zones submergées, les terres agricoles et les sols défrichés n'ont pas connu de changements
significatifs.
Dans la bande de 300 m, la classe des forêts a également subi une régression, tandis que la
classe du tissu urbain a augmenté. Les autres classes ont connu des changements minimes.
Dans la bande de 800 m, on observe une régression de la superficie de la classe des forêts, tandis
que toutes les autres classes ont augmenté.
Dans la bande de 3 km, la classe des forêts et la classe des zones submergées ont toutes deux
subi une régression, tandis que les classes des terres agricoles et du tissu urbain ont augmenté.
Ces résultats soulignent l'impact négatif de l’activité humain (urbanisation et l’agriculture) sur
la biodiversité et les écosystèmes côtiers, en particulier sur les forêts littorales. La perte de
superficie de ces forêts peut avoir des conséquences importantes sur la biodiversité et les
écosystèmes côtiers (Burak et al., 2004), en affectant les habitats des espèces animales et
végétales et les processus écologiques.
La croissance du tissu urbain dans les zones littorales peut également entraîner des problèmes
environnementaux (Cui & Shi, 2012) tels que la pollution de l'eau et de l'air, la fragmentation
des habitats naturels, et la destruction des zones humides côtières. Ces résultats soulignent
l'importance de mesures de conservation et de planification urbaine pour préserver les
écosystèmes côtiers et protéger la biodiversité dans les zones littorales.
Sur le plan juridique, et le degré de la mise en œuvre de la loi littorale sur le littoral de la wilaya
d'El-Tarf, nous avons constaté les éléments suivants : malgré une interdiction formelle de toute
nouvelle construction dans la bande littorale de 100 mètres, l'urbanisation a continué à se
développer. Ceci s'explique en grande partie par la présence de zones urbaines établies de
longue date dans la bande côtière de 100 mètres, ainsi que par la construction de la centrale
électrique "Draouche" dans la commune de Berihanne, qui nécessite d'être située près de la mer.
En ce qui concerne l'interdiction de deux agglomérations adjacentes sur le littoral, sauf si la
distance qui les sépare est d'au moins cinq (5) kilomètres, la réalité montre que cet article de la
loi n'est pas appliqué, comme nous l'avons constaté dans les communes d'Echatt et d'El-Kala,
