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1.3. Situation de l’aquaculture en Algérie
Le secteur de l’aquaculture est très ancien en Algérie, d’ailleurs, les premiers essaies ont été
faites dans l’embouchure de la Macta (golfe d’Arzew) en 1880, par la suite des tentatives
d’Ostréiculture (élevage des huitres) ont été menées à Mars El Kebir, sur l’Oued Sebaou, mais
dans cette époque et jusqu’à la fin des années 90 la plupart des opérations sont des essaie ou des
études universitaires ou des différents centres de recherche. C’est après l’année 2000 qu’on
remarque une augmentation de production et une diversification des produits de l’aquaculture
(Seridi, 2011).
En effet, l’Algérie a orienté ses efforts ces deux dernières décennies sur l’élaboration d’une
stratégie nationale de développement durable de l’aquaculture marine et d’eau douce, qui a inclus
l’adoption des mesures incitatives et un support technique efficace aux secteurs public et privé.
C’est ainsi que 29 zones d’activités aquacoles prioritaires (ZAAP) ont été identifiées, dont 10 ont
fait l’objet d’affectation. Ces ZAAP serviront d’assiettes de terrain pour recevoir les projets de
pisciculture et de conchyliculture (élevage des coquillages comestibles).
En 2020, l'Algérie visait à atteindre une production annuelle de 20 000 tonnes de poissons
issus de l'aquaculture d'eau douce, dans le cadre du programme d'appui à la diversification de
l'économie-secteur pêche (DIVICO 2). Actuellement, plus de 60% de la production aquacole (4
200 tonnes) provient déjà de l'aquaculture d'eau douce.
Au niveau national, l'Algérie a enregistré l'ensemencement de 7,8 millions d'alevins de
poissons en 2020, soit 60% de la totalité des alevins ensemencés à l'échelle nationale.
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