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Comparaison des résultats avec d’autres travaux :
Cette étude a analysé les aspects socio-économiques des différents segments de pêche artisanale
et côtière en Algérie, en se focalisant sur les ports de Bouharoun et Cherchell dans la wilaya de
Tipasa. Les résultats ont mis en évidence des différences notables entre les petits métiers, les
sardiniers et les chalutiers en termes de caractéristiques sociales des pêcheurs, d'effort de pêche
et d'indicateurs économiques. Il est intéressant de comparer ces résultats avec ceux d'autres
études similaires menées en Méditerranée.
Aspects sociaux
Concernant l'âge des patrons pêcheurs, notre étude a montré que les petits métiers avaient les
patrons les plus jeunes (36 ans en moyenne), suivis des chalutiers (44 ans) puis des sardiniers (55
ans). Ces résultats concordent avec ceux de Cambiè et al. (2012) qui ont aussi trouvé que les
petits métiers avaient des patrons plus jeunes que les autres segments en Méditerranée, avec des
barrières à l'entrée plus faibles. Ils notent également une transmission intergénérationnelle forte
de ces métiers, un aspect aussi souligné dans notre cas avec 61% des patrons issus de familles de
pêcheurs.
Effort de pêche
Notre analyse a révélé des différences de taille et capacité des navires entre les segments, les
sardiniers et chalutiers ayant des unités plus grandes que les petits métiers. Cela se traduit par
une productivité physique par bateau bien plus élevée pour les sardiniers et chalutiers comparés
aux petits métiers. Ces résultats sont cohérents avec ceux rapportés par Daurès et al. (2013) sur la
pêche artisanale en Manche-Atlantique. Cependant, contrairement à notre étude, ces auteurs
trouvent que les petits métiers valorisent mieux leur production.
Indicateurs économiques
En termes de productivité économique, nos résultats indiquent que les chalutiers génèrent le
profit net et la valeur ajoutée brute les plus élevés, malgré des coûts salariaux importants, grâce à
la valorisation de leurs captures nobles. Les sardiniers les suivent tandis que les petits métiers ont
une contribution plus limitée. Ce constat rejoint celui de Pinello et al. (2017) sur la pêche en
Méditerranée. Toutefois, en termes de taux de profit, notre étude montre que les petits métiers
sont plus performants, alors que Sabatella et al. (2017) observent l'inverse en Adriatique, peutêtre en raison de structures de coûts différentes.
Notre analyse souligne aussi la productivité économique par homme bien supérieure des
chalutiers, liée à des équipements plus performants et une meilleure organisation du travail, ce
qui confirme les observations de Pinello et al. (2017). Cependant, les chalutiers ont aussi des
coûts salariaux et d'opportunité plus élevés.
Comme dans notre cas, Guyader et al. (2013) mettent en évidence la valeur ajoutée brute bien
supérieure des chalutiers par rapport aux autres segments en Atlantique, grâce à la valorisation de
leurs captures nobles malgré des coûts importants. Les sardiniers y contribuent aussi
significativement, tandis que les petits métiers ont un impact plus limité.
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Contribution à l’étude de quelques indicateurs socioéconomiques de la pêcherie dans les ports Bouharoun et Cherchell - 58/102

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