Chapitre 01 : Généralités
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Figure 3 :évolution des CO2 émis respectivement par l’ensemble des pays ayant des engagements
de réduction dans le cadre du protocole de Kyoto et l’ensemble des autres pays (Global Carbon
Project, Carbon Atlas 2019, https ://www.globalcarbonatlas.org/en/CO2-emissions).
D’après plusieurs recherches (Aichele et al, 2012 , Boitier, 2012 , Peters et al, 2011), il a été
démontré qu’il existe un « transfert » vers les pays tiers, par le biais du commerce international,
des émissions de CO2 provenant de tous les pays qui ont pris des engagements de réduction
d’émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du Protocole de Kyoto. Depuis 1990, date de
mise en place du protocole, les premiers ont réussi à stabiliser les émissions de CO2 sur leur
territoire, tandis qu’ils augmentaient les émissions de CO2 liées à leurs importations en
provenance des pays non-protocolaires. Depuis cette date, l’ensemble des émissions de ces
derniers a plus que doublé.
Cependant, ces constatations ne permettent pas de conclure que le protocole de Kyoto serait
responsable de la fuite d’activités économiques émettrices en dehors de son cadre. D’autre part,
elles mettent en évidence l’importance d’une mobilisation mondiale pour lutter contre les
émissions de gaz à effet de serre : l’implication d’une partie des pays n’est pas suffisante, du
moins lorsque, ensemble, ils ne représentent pas une part suffisante du total des émissions.
Lorsque le Protocole de Kyoto a été signé en 1997, l’ensemble des pays de l’annexe B
représentait près de 59 % des émissions mondiales de CO2, tandis qu’en 2018, il n’en représente
plus qu’à 39 %.
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Figure 3 :évolution des CO2 émis respectivement par l’ensemble des pays ayant des engagements
de réduction dans le cadre du protocole de Kyoto et l’ensemble des autres pays (Global Carbon
Project, Carbon Atlas 2019, https ://www.globalcarbonatlas.org/en/CO2-emissions).
D’après plusieurs recherches (Aichele et al, 2012 , Boitier, 2012 , Peters et al, 2011), il a été
démontré qu’il existe un « transfert » vers les pays tiers, par le biais du commerce international,
des émissions de CO2 provenant de tous les pays qui ont pris des engagements de réduction
d’émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du Protocole de Kyoto. Depuis 1990, date de
mise en place du protocole, les premiers ont réussi à stabiliser les émissions de CO2 sur leur
territoire, tandis qu’ils augmentaient les émissions de CO2 liées à leurs importations en
provenance des pays non-protocolaires. Depuis cette date, l’ensemble des émissions de ces
derniers a plus que doublé.
Cependant, ces constatations ne permettent pas de conclure que le protocole de Kyoto serait
responsable de la fuite d’activités économiques émettrices en dehors de son cadre. D’autre part,
elles mettent en évidence l’importance d’une mobilisation mondiale pour lutter contre les
émissions de gaz à effet de serre : l’implication d’une partie des pays n’est pas suffisante, du
moins lorsque, ensemble, ils ne représentent pas une part suffisante du total des émissions.
Lorsque le Protocole de Kyoto a été signé en 1997, l’ensemble des pays de l’annexe B
représentait près de 59 % des émissions mondiales de CO2, tandis qu’en 2018, il n’en représente
plus qu’à 39 %.
