Chapitre 01 : Généralités
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Introduction
L’Algérie se trouve au Nord-Ouest de l’Afrique, sur la côte méditerranéenne. Sa superficie est
d’environ 2,4 millions de km, ce qui explique sa pluralité climatique (Algérie, 2015) où l’on
trouve dans la partie nord, le littoral et les chaînes de montagnes occupent 4 % de la superficie
totale ; caractérisé par un climat méditerranéen (Meddi et al, 2009). Le désert du Sahara, qui
constitue 84 % du territoire ; c’est une zone aride. Les hauts plateaux qui occupent environ 9 %
de la surface totale et se caractérisent par un climat semi-aride et sec (Keddar & Adla, 2020).
L'Algérie fait face à un stress hydrique croissant en raison de plusieurs facteurs. Les variations
climatiques, les sécheresses fréquentes et l'augmentation de la demande en eau exercent une
pression considérable sur les ressources en eau du pays. La faible quantité de précipitations et la
surexploitation des aquifères aggravent les pénuries d'eau, compromettant ainsi la gestion durable
des ressources hydriques (FAO, 2020).
Au cours des années 2000, l’Algérie a été confrontée à une sécheresse persistante en raison de sa
situation dans une région subtropicale connue pour son climat chaud et aride. Par conséquent, une
initiative d’urgence a été lancée en 2002 pour répondre aux besoins en eau, en donnant la priorité
au dessalement de l’eau de mer. Cette initiative visait à établir 13 grandes usines de dessalement,
chacune d’une capacité estimée à 2,2 millions de m
3 /j (ADE, 2014). Entre 2002 et 2004, le
secteur des ressources en eau a mené une étude axée sur l’identification des besoins et des
emplacements des stations de dessalement, visant à établir une stratégie de développement du
dessalement à court, moyen et long terme (jusqu’en 2030). Cette évaluation a porté sur les
besoins des secteurs domestique, industriel et agricole, ainsi que sur les ressources en eau
conventionnelles et non conventionnelles dans 20 wilayas, qui comprenaient 14 zones côtières et
6 zones frontalières (Akli & Bedrani, 2011).
Pour l’École Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral
(ENSSMAL) en sa qualité de centre national de référence en sciences de la mer, la question du
dessalement de l’eau constitue un axe de recherche qui prend de plus en plus d’importance. En
effet, les équipes de recherche de l’ENSSMAL s’intéresse non seulement au process de
dessalement mais également aux effets environnementaux de ce process et les meilleures voies
possible de les atténuer et potentiellement valoriser les rejets de saumures dans la perspective de
préserver la qualité écologique du littoral algérien.
Ce mémoire est organisé en quatre principales parties. Dans un premier chapitre, nous
reviendrons dans un premier sur l’historique du dessalement en Algérie, pour ensuite donner un
aperçu sur les stations mises en service depuis les années 2000 jusqu’à ce jour, ainsi que les
projets futurs mis en place par le gouvernement. Aussi, nous présenterons brièvement les
avantages et les inconvénients de cette technologie ; en particulier ses effets sur l’environnement.
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Introduction
L’Algérie se trouve au Nord-Ouest de l’Afrique, sur la côte méditerranéenne. Sa superficie est
d’environ 2,4 millions de km, ce qui explique sa pluralité climatique (Algérie, 2015) où l’on
trouve dans la partie nord, le littoral et les chaînes de montagnes occupent 4 % de la superficie
totale ; caractérisé par un climat méditerranéen (Meddi et al, 2009). Le désert du Sahara, qui
constitue 84 % du territoire ; c’est une zone aride. Les hauts plateaux qui occupent environ 9 %
de la surface totale et se caractérisent par un climat semi-aride et sec (Keddar & Adla, 2020).
L'Algérie fait face à un stress hydrique croissant en raison de plusieurs facteurs. Les variations
climatiques, les sécheresses fréquentes et l'augmentation de la demande en eau exercent une
pression considérable sur les ressources en eau du pays. La faible quantité de précipitations et la
surexploitation des aquifères aggravent les pénuries d'eau, compromettant ainsi la gestion durable
des ressources hydriques (FAO, 2020).
Au cours des années 2000, l’Algérie a été confrontée à une sécheresse persistante en raison de sa
situation dans une région subtropicale connue pour son climat chaud et aride. Par conséquent, une
initiative d’urgence a été lancée en 2002 pour répondre aux besoins en eau, en donnant la priorité
au dessalement de l’eau de mer. Cette initiative visait à établir 13 grandes usines de dessalement,
chacune d’une capacité estimée à 2,2 millions de m
3 /j (ADE, 2014). Entre 2002 et 2004, le
secteur des ressources en eau a mené une étude axée sur l’identification des besoins et des
emplacements des stations de dessalement, visant à établir une stratégie de développement du
dessalement à court, moyen et long terme (jusqu’en 2030). Cette évaluation a porté sur les
besoins des secteurs domestique, industriel et agricole, ainsi que sur les ressources en eau
conventionnelles et non conventionnelles dans 20 wilayas, qui comprenaient 14 zones côtières et
6 zones frontalières (Akli & Bedrani, 2011).
Pour l’École Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral
(ENSSMAL) en sa qualité de centre national de référence en sciences de la mer, la question du
dessalement de l’eau constitue un axe de recherche qui prend de plus en plus d’importance. En
effet, les équipes de recherche de l’ENSSMAL s’intéresse non seulement au process de
dessalement mais également aux effets environnementaux de ce process et les meilleures voies
possible de les atténuer et potentiellement valoriser les rejets de saumures dans la perspective de
préserver la qualité écologique du littoral algérien.
Ce mémoire est organisé en quatre principales parties. Dans un premier chapitre, nous
reviendrons dans un premier sur l’historique du dessalement en Algérie, pour ensuite donner un
aperçu sur les stations mises en service depuis les années 2000 jusqu’à ce jour, ainsi que les
projets futurs mis en place par le gouvernement. Aussi, nous présenterons brièvement les
avantages et les inconvénients de cette technologie ; en particulier ses effets sur l’environnement.
