Chapitre 1 : Généralités
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Il est un reproducteur ovipare et fraye en hiver de décembre à mars. Les œufs sont pélagiques et
incubent pendant environ deux semaines. Les larves sont également pélagiques et se
métamorphosent en adultes en quelques mois (Nelson, 2006).
Quant à la taille de première maturité sexuelle, seuls travaux trouvés sont ceux réalisés dans les
eaux profondes de la côte des Caraïbes en Colombie (Paramo et al., 2017). Ils ont montré que, la
structure des longueurs par strates bathymétriques augmente pour les femelles et les mâles (en
profondeur). Et la taille de la maturité sexuelle observée chez les femelles est de 17,238 cm.
La taille maximale enregistrée est de 38 cm (Whitehead et al., (1986) et Fischer et al., (1987)).
- Le grenadier raton n’est pas une cible majeure de la pêche, mais il est capturé accidentellement
par les chalutiers et les filets maillants profonds. Sa chair blanche et savoureuse est appréciée et
vendue fraiche, congelée ou en conserve. L’huile de foie de grenadier est également prisée pour
ses propriétés nutritionnelles et ses applications industrielles et médicinales (Fischer et al.,
(1987) ; Nelson (2006)).
- L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN, (2017)) classe le grenadier
raton comme une espèce de préoccupation mineure. L'espèce n'est pas menacée par la surpêche,
mais elle est sensible à la pollution marine et au changement climatique.
3. Les rejets de la pêche
Selon la FAO (2022), les rejets de pêche désignent la fraction de captures marines qui, après
avoir été capturées par un engin de pêche, ne sont pas débarquées. Cela inclut des poissons
endommagés, des espèces non ciblées, ou celles ne répondant pas aux tailles minimales de
commercialisation, des espèces protégées ou de faible valeur économique. Ils peuvent résulter de
pratiques commerciales ou de quotas dépassés, et ils posent des enjeux écologiques significatifs,
car une grande partie des organismes rejetés ne survit pas comme les Crustacés, les Mollusques
ou même les Mammifères marins, capturés accidentellement (prises accessoires).
Dans la région de la mer Méditerranée et de la mer Noire, les études sur les rejets ne couvrent
qu’une petite partie de l’ensemble des activités de pèche et, bien souvent, les estimations des
taux de rejet sont de piètre qualité, voire inexistantes. Les informations font défaut pour un grand
nombre de types d’engins de pèche, de pays et de sous régions de la CGPM, sans compter que la
plupart des études disponibles ne portent que sur des périodes relativement courtes et des zones
peu étendues. Les rejets sont par conséquent une source majeure d’incertitude qui empêche
d’établir les taux de mortalité par pèche réels des différents stocks.
Face à ce déficit de connaissances, il faut de toute évidence élargir les programmes de suivi des
rejets et normaliser les pratiques en la matière.
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Valorisation d’une espèce de poisson issue des rejets de la pêche au niveau du port de Bouharoun biologie et exploitation de Coelorinchus caelorhincus (Risso, 1810) - 17/73

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