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Les problèmes soulevés par l'existence hypothétique d'un référentiel absolu 'Ra pour
l'électromagnétisme et, en particulier, l'expérience de Michelson, mirent en évidence
une inconsistance majeure dans les conceptions théoriques de la fin du xrxe siècle,
plus précisément entre les équations de l'électromagnétisme (les équations de Maxwell) et les équations classiques de changement de référentiel (transformations de
Galilée, loi de composition des vites ses) qui pourtant fonctionnent si bien lorsqu'on
les applique à la mécanique. Une« révolution scientifique», au sens donné à ce terme
dans l'introduction, était donc nécessaire pour sortir de l'impasse. De nombreux physiciens se sont attelés à cette tâche autour des années 1900. Il revient à Albert Einstein
d'avoir eu le premier, en 1905, l'audace, l'intuition physique et la profondeur d'analyse nécessaires pour mener jusqu'au bout cette révolution, baptisée « théorie de la
relativité restreinte ». C 'est ce qu'il fit dans un article publié dans la revue « Zeitschrift für Physik »
1 et intitulé « Sur l'électrodynamique des corps en mouvement » :
pour résoudre l'inconsistance, il proposa de conserver les lois de l'électrodynamique
et de modifier les transformations de Galilée, c'est-à-dire nos conceptions de l'espace
et du temps.
Dans le paragraphe suivant, nous énoncerons les principes de base qu 'il a proposés,
et en déroulerons ensuite les conséquences.
3.1 PRINCIPE DE RELATIVITÉ RESTREINTE
Comme toujours en physique, les principes de base ne peuvent pas se démontrer. Ils
sont posés a priori et leur validité est fondée sur la conformité de leurs conséquences
avec les observations expérimentales. Remarquons aussi que les nouveaux principes
doivent être compatibles avec la physique classique, c'est-à-dire redonner les lois
de la physique classique et le principe de relativité galiléenne pour des vitesses de
déplacement faibles par rapport à la vitesse de la lumière.
1. On trouvera sa traduction en français dans l'ouvrage: Albert Einstein, œuvres choisies, t 2, p. 31-58,
Editions du Seuil.
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une inconsistance majeure dans les conceptions théoriques de la fin du xrxe siècle,
plus précisément entre les équations de l'électromagnétisme (les équations de Maxwell) et les équations classiques de changement de référentiel (transformations de
Galilée, loi de composition des vites ses) qui pourtant fonctionnent si bien lorsqu'on
les applique à la mécanique. Une« révolution scientifique», au sens donné à ce terme
dans l'introduction, était donc nécessaire pour sortir de l'impasse. De nombreux physiciens se sont attelés à cette tâche autour des années 1900. Il revient à Albert Einstein
d'avoir eu le premier, en 1905, l'audace, l'intuition physique et la profondeur d'analyse nécessaires pour mener jusqu'au bout cette révolution, baptisée « théorie de la
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1 et intitulé « Sur l'électrodynamique des corps en mouvement » :
pour résoudre l'inconsistance, il proposa de conserver les lois de l'électrodynamique
et de modifier les transformations de Galilée, c'est-à-dire nos conceptions de l'espace
et du temps.
Dans le paragraphe suivant, nous énoncerons les principes de base qu 'il a proposés,
et en déroulerons ensuite les conséquences.
3.1 PRINCIPE DE RELATIVITÉ RESTREINTE
Comme toujours en physique, les principes de base ne peuvent pas se démontrer. Ils
sont posés a priori et leur validité est fondée sur la conformité de leurs conséquences
avec les observations expérimentales. Remarquons aussi que les nouveaux principes
doivent être compatibles avec la physique classique, c'est-à-dire redonner les lois
de la physique classique et le principe de relativité galiléenne pour des vitesses de
déplacement faibles par rapport à la vitesse de la lumière.
1. On trouvera sa traduction en français dans l'ouvrage: Albert Einstein, œuvres choisies, t 2, p. 31-58,
Editions du Seuil.
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